Avant-Première VO: Review Miracleman #1[FRENCH] Cette semaine Miracleman fait enfin son grand retour dans les comics, via Marvel, avec un numéro 1 qui reprend le premier chapitre de la saga des années 80 et contient aussi quelques bonus liés au passé et à la création de celui qui fut à l’origine Marvelman

Miracleman #1Miracleman #1 [Marvel Comics] Scénario de l’auteur originel, Mick Anglo
Dessin de Garry Leach, Don Lawrence
Parution aux USA le mercredi 15 janvier 2014

Curieuse situation de se retrouver à faire une « avant-première » sur une série qui, dans sa version première, remonte à 30 ans. Mais enfin il est important de parler de Miracleman car, si vous êtes trop jeune ou si vous n’avez pas pu avoir accès aux épisodes originaux dans la revue anglaise Warrior ou bien encore si vous êtes passé à côté de la première édition américaine, vous êtes passé à côté de quelque chose qui représente une pierre angulaire dans l’histoire des comics, quelque chose qui se range entre Supreme et Sandman, qui a influencé beaucoup d’auteurs depuis (lisez cet épisode et relisez, ensuite, le tout premier de Sentry, vous verrez ce que je veux dire).

Forcément voici un graphisme qui remonte aux années 80 et qu’il convient de prendre dans son contexte mais le travail de rénovation est bien vu, les nouvelles couleurs s’intègrent bien avec le dessin et, si la présence (dans la version numérique) de la petite culotte de l’épouse du héros a beaucoup fait parler sur le net, c’est une différence mineure qui ne touchent pas (à ce stade) à l’intégrité de l’histoire (encore qu’on peut vraiment se demander si certains chapitres à venir, plus trash, vont arriver à être diffusés sur des supports comme iTunes). L’histoire n’est pas nouvelle, donc concentrons-nous sur les apports de Marvel en la matière. D’abord il y a un respect fondamental de la volonté du scénariste d’origine de Miracleman qui ne veut plus être crédité (tout comme il ne veut plus l’être sur Watchmen mais DC n’en a rien à faire). Marvel a respecté ce souhait et c’est un bon point pour eux. Ils ne tireront pas parti de son nom et je trouve ça classe que ça se passe ainsi. Les histoires complémentaires des années 50 sont désuètes mais permettent de mesurer d’où vient le personnage et tout ce que les années 80 ont pu ajouter, lui donnant un autre champ. Enfin Joe Quesada, qui avait négocié le rachat du héros, sort de ses cartons une interview (il est vrai un peu parcellaire) de Mike Anglo, qui lança à la base Marvelman. Tout ça sent le respect des auteurs. Clairement Marvel a senti que cet aspect serait surveillé et s’est bien tiré de l’exercice. Et pour ce qui est des histoires de « petites culottes », elles ne touchent pas la version print. Bref, le comic-book est un bel objet même si pour un classique comme ça on attend bien sûr le TPB de pied ferme…

[Xavier Fournier]