Avant-Première VO: Review Mad Max Fury Road: Nux & Immortan Joe[FRENCH] Après une réussite certaine avec l’adaptation de Django Unchained, Vertigo s’intéresse cette fois à l’univers de Mad Max. Profitant de la sortie de Fury Road, l’éditeur publie ce comic-book qui nous propose une expansion de la mythologie du film centrée sur quelques personnages secondaires.

Fury Road: Nux & Immortan JoeMad Max Fury Road: Nux & Immortan Joe [DC Comics/Vertigo] Scénario de George Miller, Nico Lathouris, Mark Sexton
Dessins de Mark Sexton, Leandro Fernandez, Riccardo Burchielli, Andra Mutti
Parution aux USA le mercredi 20 mai 2015

Halte là : Si vous cherchez dans ce comic-book de nouvelles aventures du fameux Max, vous risquez de ressortir déçu de la lecture. Ce que nous propose Vertigo cette semaine, c’est quelque chose qui, finalement, me fait penser un peu à l’écriture du film d’animation Animatrix, qui repoussait les limites de Matrix en nous montrant l’univers du film sous un autre angle, parfois à d’autres époques. Sur le ton de la tradition orale les auteurs s’attachent ici à détailler les origines de Nux (le personnage qui se félicite de passer « un jour adorale ») et Immortan Joe (c’est-à-dire le méchant principal du film). De Max, pas l’ombre d’un poil (ou pas le poil d’une ombre, comme vous voulez). Et pourtant tout celà participe à la mystique du film. Avec des racines profondément comics. Le premier segment, consacré à Nux et qui nous raconte comment un enfant en bas âge peut littéralement s’élever dans cet enfer, a des intonations d’un autre Miller que le sieur George. Il y a un peu de l’enfance d’un sparte façon Frank Miller dans le parcours de Nux, quelque chose qui tient autant de la légende épique que du récit post-apocalyptique…

C’est un peu la même chose pour le parcours d’Immortan Joe, dont les exploits sont racontés avec ferveur. Les auteurs jouent sur l’exagération, la caricature même, tout en s’exonérant du contrat du réalisme. Peut-être que ces récits sont vrais. Peut-être qu’ils ne sont que le fruit de l’imagination d’admirateurs trop zélés. C’est comme vous voulez. Cela n’en donne pas moins, dans les deux options, une dimension fantasmagorique aux deux personnages, servie de plus par des dessinateurs très différents, c’est vrai, mais qui savent retranscrire cette même impression de soleil de plomb, de désert où l’orage gronde. Une manière appétissante de prolonger le propos du film.

[Xavier Fournier]