Avant-Premire VO: Review Justice League #44

1 octobre 2015 Non Par Comic Box

[FRENCH] Darkseid et l’Anti-Monitor en viennent aux mains tandis que les hros de la Justice League sont parpills sur diffrents mondes et que plusieurs d’entre eux ne sont plus vraiment les mmes. Alors que Geoff Johns entre dans le ventre de son arc, voil que celui-ci commence curieusement ressembler … du dj lu.

Justice League #44Justice League #44 [DC Comics] Scnario de Geoff Johns
Dessins de Jason Fabok
Parution aux USA le mercredi 30 septembre 2015

Ces derniers mois, il a livr un travail intressant en donnant finalement plus de personnalits aux personnages lis Darkseid que tout ce que lon a pu lire sur eux depuis l’arc initial de Justice League en 2011. Mais dans ce numro, Geoff Johns atteint comme un plafond transparent. Il crit sa Darkseid War comme un crossover typique de Geoff Johns. Et vous me direz que c’est une vidence, qu’on n’attendait pas de lui du Alan Moore ou du Brian Bendis. Alors je reformule : Geoff Johns crit Darkseid War comme une recette de Geoff Johns que l’on a dj pu lire dj plusieurs fois (Blackest Night ou l’arc de Green Lantern lui succdant – New Guardians – ou encore Brightest Day). Du coup, malgr les grands gestes, cela donne l’impression d’un dj vu… On place au centre deux entits cosmiques (ici Darkseid et l’Anti-Monitor, mais tout comme ce fut en d’autres temps Nekron contre le mme Anti-Monitor) se tapant dessus tandis que les hros sont lancs travers un cycle de transformations et changent arbitrairement de personnalit. Comme les porteurs d’anneaux de couleurs dans Blackest Night ou Flash devenant Parallax dans des projets prcdents. Cette fois, aprs avoir transform Batman en pseudo-Metron (la logique incarne) et renvers la polarit de Superman (un « ngatif » trs proche d’un Red Lantern), voici qu’un autre membre de JL se voit transform et pourrait aussi bien tre un Black Lantern.

Cette impression de dj-vu, c’est ce qui rgne sur la majeure partie du numro et le plombe, mme s’il y a un ou deux moments o les choses se rveillent. D’abord, il y a un dialogue juteux (mais l aussi du mme tonneau que le dialogue Superman/Batman en intro d’Infinite Crisis, quand Batman reprochait Supie de n’inspirer les gens que lorsqu’il est mort) entre Green Lantern et Batman o l’on croirait (mais j’ai peine le penser vraiment) que Johns lance une pique la manire dont la srie d’Hal Jordan est crite ces temps-ci. Il y a aussi un rveil du ct de Power Ring, personnage recrut l’issue de Forever Evil est tristement devenu depuis une simple figurante. Ici, elle montre les dents. Jason Fabok fait de son mieux pour animer les choses mais on en reste cette impression que deux gants s’affrontent et que pendant ce temps, leurs pieds, des hros changent de couleur sans vraiment tre les protagonistes de l’histoire. Des choses se passent… Mais on a du mal croire vraiment la permanence du cliffhanger.

[Xavier Fournier]