Avant-Première VO: Review Justice League 3000 #14[FRENCH] Tandis que Blue Beetle et Booster Gold s’acclimatent au quatrième millénaire, la Justice League 3000 renoue des liens avec Ice. Mais la vie de cette « Reine des Neiges » n’a pas été de tout repos dans les 1000 ans écoulés. Keith Giffen & J.M. DeMatteis connectent la série actuelle à leurs travaux passés mais se gardent, pour l’instant d’emprunter la même tonalité.

Justice League 3000 #14Justice League 3000 #14 [DC Comics] Scénario de Keith Giffen & J.M. DeMatteis
Dessins d’Andy Kuhn
Parution aux USA le mercredi 11 février 2015

Depuis trois numéros, c’est une refonte partielle à laquelle Keith Giffen & J.M. DeMatteis se livrent. La Justice League 3000 passe en effet relativement au second plan, derrière ces puits de gravité que sont Blue Beetle, Booster et enfin Ice, arrivée dans l’histoire par un autre biais, même si ces trois protagonistes ont joué à « la belle au bois dormant ». Encore que pas forcément de la même manière et ce Justice League 3000 #14 nous éclaire sur le parcours de la princesse. Au passage, on nous confirme, si besoin était, que les personnages sont bien le prolongement de la Justice League de Giffen et DeMatteis. Néanmoins le ton est très différent, les auteurs donnant à tout cela un sens dramatique fort différent de la JLI. Ice a perdu des amis, parmi les plus proches. Elle aussi été, en un sens, le témoin de la fin du monde, d’un retour à la barbarie. A l’exception d’une pirouette sur Kamandi, le reste se veut très sérieux, voir clairement maussade. Ice s’est retirée du monde parce qu’il n’avait rien de drôle…

Avec le recul, que DC Comics n’ait pas trouvé bon d’embaucher Kevin Maguire sur ce titre est de plus en plus risible (« risible » et donc pas « drôle » pour autant) tant la boucle aurait été bouclée. Ceci dit sur les derniers mois Porter a donné un travail intéressant… alors que je ne suis pas du tout intéressé par le traitement graphique d’Andy Kuhn, qui expédie les affaires courants sans que l’épisode sente vraiment la passion (mais autant s’agît-il peut-être d’un remplacement de dernière minute, avec des délais impossibles). J’ai aussi toujours beaucoup de mal avec un contexte à la Camelot 3000 traité comme une planète façon Disneyland. Par contre les auteurs marquent des points avec les bad guys, aussi détachés du XXI° siècle. Je pense qu’on n’a pas fini de voir des « retours » de cette sorte. Et on attend plutôt avec impatience de voir ce que va donner la réunion entre Ice, Ted et Booster…

[Xavier Fournier]