[FRENCH] Green Lantern et Sinestro tentent de libérer Korugar à eux deux… contre une armée entière de Lanternes Jaunes (ou le Sinestro Corps si vous préférez mais le nom est de moins en moins adéquat). Forcément les verts ne tardent pas à devenir des prisonniers. Et Hal Jordan de se demander : si c’était sa dernière occasion de construire quelque chose à base de lumière, que serait son choix ?

Green Lantern #4 [DC Comics] Scénario de Geoff Johns
Dessin de Doug Mahnke
Sortie aux USA le mercredi 14 décembre 2011

Green Lantern fait partie de ces séries qui souffrent un peu de la réduction de la pagination chez DC, les histoires ne faisant plus que 20 pages. Ca ne fait guère qu’environ deux pages de différence par rapport à l’ancienne norme. Ajoutez le fait que la narration est un peu plus décompressée qu’elle a pu l’être à d’autres époques du run de Geoff Johns, qu’il y a en plus une unité de temps et de lieu et vous comprendrez que cet épisode se lit au pas de course. Pour autant il se passe un certain nombre de choses intéressantes, comme une relative introspection de la part d’Hal Jordan mais aussi une certaine inversion de dynamique dans le duo Sinestro/GL. Depuis le début de la présente série Sinestro apparait comme le seul à détenir l’intégralité du mode d’emploi des anneaux verts. Il a pu ainsi ridiculiser Jordan, le prendre de haut en lui en mettant plein la vue avec sa maîtrise du pouvoir vert. Mais là, mine de rien, Hal arrive à montrer que s’il n’a pas forcément la même expérience il a des idées, là où Sinestro, peut-être, ne sait pas aussi bien improviser.

Green Lantern est un titre qui a fait ses preuves de longue date et qui continue sur la même lancée. Du coup les amateurs continueront d’y trouver leur compte et les ingrédients habituels de ces dernières années (transferts d’anneaux, ect…). On peut tout à fait saluer la volonté de Geoff Johns de revenir à un cast limité (en dehors de Sinestro et d’Hal lui-même il n’y a guère que que des personnages secondaires) après des années de lanterns de toutes les couleurs. Mais en même temps les « Yellow Lanterns » manquent un peu de personnalité et on verrait d’un bon oeil une certaine diversification… Par exemple avec le relaunch global de l’univers DC, tout le versant cosmique (or Green Lanterns) est à (re)définir et ce ne serait pas un mal de placer quelques guests comme les Omega Men ou d’autres aliens connus chez l’éditeur…

[Xavier Fournier]