[FRENCH] Hal Jordan et Sinestro sont à bout d’énergie verte, piégés sur une planète qui, soudain, n’a plus rien d’amical ou d’empathique. Sachant qu’en plus les Indigo étaient supposés sauver l’univers, comment Green Lantern peut-il se sortir de ce double mauvais pas, aussi bien sur le court que le long terme ?

Green Lantern #10 [DC Comics] Scénario de Geoff Johns
Dessins de Doug Mahnke
Sorti aux USA le mercredi 13 mai 2012

Green Lantern #9 nous avait laissé avec la vision d’un Sinestro à peine revenu à lui-même et d’un Hal Jordan relativement désarmé, face à une armée composée des pires psychopathes de l’univers. Le suspens est un peu moins présent dans le début de cet épisode puisque d’une part les anneaux verts ne sont pas si « à sec » qu’on a bien voulu l’insinuer… et par ailleurs les ex-indigos sont des adversaires un peu moins formidables qu’on pouvait le penser. Je veux bien que tout ce petit monde n’ait plus d’anneau de puissance mais enfin au milieu d’une foules d’extra-terrestres qui sont essentiellement des serial-killers cosmiques on peut se demander pourquoi aucun d’entre eux ne représente une menace physique réelle. D’un autre côté, les derniers épisodes de Green Lantern Corps vol.2 (avec le duel contre Kyle Rayner) nous avaient montré que Sinestro est un combattant expérimenté, même sans anneau. Et le sort d’Iroque nous laisse penser que les ex-Indigo ne sont pas à fond. Mais on aurait pu espérer une chasse à l’homme un peu plus captivante. Dans le même registre le fait qu’Hal se démène autant pour que Sinestro ne redevienne pas un Indigo « parce qu’il a besoin de lui » dans le conflit qui vient provoque un petit problème de logique interne. Si les Indigo sont une armée de réserve pour combattre la folie des Gardiens, est-ce que justement Hal ne devrait pas désirer au dessus de tout que Sinestro redevienne et reste un Indigo, situation dans laquelle il pourrait lui faire confiance ?

Il n’empêche que malgré ces petites réserves Green Lantern #10 reste un très bon épisode. L’histoire est prenante et certains passages (comme ce qui arrive à Blackhand) sont à la fois plus logiques, plus organiques et plus prenant. Geoff Johns continue de faire monter les enjeux et la future bataille cosmique promet, à moyen terme, du grand spectacle. A noter qu’aux dessins Doug Mahnke semble parfois canaliser un peu Moebius ou d’autres artistes européens dans sa représentation de la planète Nok. Scénariste et dessinateur sont en forme et ils ont une « vista », une direction qui anime personnages et série. Green Lantern continue du coup d’être un titre qui promet beaucoup pour les mois à venir…

[Xavier Fournier]