Avant-Première VO : Review Deadpool #6[FRENCH] Si la nouvelle série de Deadpool tourne à plein régime, on ne peut pas en dire autant de son palmarès personnel ! Non content de s’être fait intercepter les données de sa mission chez les Skrulls, le « mercenaire à la grande gueule » a trouvé le moyen de se faire laminer par Tiger Shark au retour d’un « déplacement professionnel » en Europe. Un coup de facteur auto-guérisseur plus tard, ça va mieux, mais ni Deadpool ni Tiger Shark n’aiment le travail inachevé… C’est parti pour le 2e round !

Deadpool #6 [Marvel] Scénario de Daniel Way
Dessins de Paco Madina
Sortie américaine le mercredi 14 janvier 2009

Deadpool #6Six épisodes après son relaunch, la série solo de Wade Wilson a trouvé son rythme de croisière, et sans peine. Entendez par là que, même si ce nouvel épisode ne comporte aucune révélation majeure et qu’on ne voit toujours pas bien où Way veut en venir, l’ensemble se lit très agréablement, nous offrant une agréable bouffée d’oxygène. Paco Médina s’installe de plus en plus confortablement dans le fauteuil de dessinateur titulaire. Son trait rond et sensuel colle parfaitement à l’atmosphère générale. Et sa simplicité permet une action toujours très lisible. N’eut été le précédent Ed McGuinness, on ne serait pas loin de l’artiste idéal pour ce personnage !

Daniel Way, quant à lui, est réellement à l’aise avec son personnage, et nous écrit des mises en scène de sa folie toujours plus délirantes. Sous sa plume, Deadpool est un schizophrène plus ou moins assumé, avide de sang comme de nobles sentiments. Le tout est traité avec un humour dévastateur, qui passe aussi bien par les mises en situation que par les dialogues. Superbes, ces derniers sont pétris d’humour anglais, jouant la carte du décalage permanent, du commentaire absurde ponctuant une action intense. Un exercice toujours périlleux, dont Way se sort avec brio. Sur le fond, il est un peu plus difficile de dégager un axe global, mais le souvenir des 30 premiers numéros de Wolverine Origins me laisse à penser qu’il prend, une nouvelle fois, son temps pour bâtir un édifice dont les connexions n’apparaîtront que plus tard. De toute manière, vous l’aurez compris, l’intérêt n’est, pour le moment, pas là et la forme suffit amplement à compenser la relative absence de fond. Le nouvel arc étant intitulé « Jusqu’où pouvez-vous descendre ? », il n’est pas indu de penser que les ratages à répétition de Deadpool sont un peu plus que le fruit du hasard. Wait and see…

[Antoine Maurel]