Avant-Premire VO : Review Darkness #100

5 mars 2012 Non Par Comic Box

[FRENCH] Le scnariste Phil Hester achve son cycle sur Darkness. Il aura bien jou avec la formule, test des choses et plac Jackie dans des situations plus varies qu’on aurait pu le croire. Pour ce numro anniversaire qui lui permet de dire adieu la srie et au personnage, Hester confronte le hros la source de son pouvoir…

Darkness #100 [Image Comics] Scnario de Phil Hester
Dessin de Romano Molenaar, Leandro Oliveira, Jose Luis
Sortie aux USA le mercredi 29 Fvrier 2012

Pour parlementer avec le pouvoir des tnbres, Jackie Estacado doit payer le prix : Se tuer lui-mme avec une arme mystique. C’est la seule manire pour ouvrir le portail mystique qui mne l’entit Darkness. Sauf que, si on doit tre mort pour l’ouvrir, vous avouerez que le bnfice de l’opration semble assez mince. Heureusement pour lui, Jackie n’est plus un novice et il a trouv une pirouette pour prir… mais dans le mme temps survivre l’exprience. Ne reste plus, pass ce cap douloureux, discuter avec un monstre millnaire… qui ne compte pas se faire dicter sa conduite par un de ses « porteurs ». Du dbut de son run jusqu’ la fin, Phil Hester aura jou avec le concept mme du pouvoir de Darkness. Et cette fois la chose est littrale. Avec un Jackie qui, toujours, cherche s’en librer. Le scnariste s’escrime de manire efficace alors qu’il dispose de peu d’lments (un hros, un adversaire, pas de dcor…). Mais sa scne d’ouverture pose les choses, instaure une ambiance tangible…

L o les choses coincent, par contre, c’est que le dessin, lui, reste trs premier degr, avec une narration qui gre tout juste les affaires courantes mais n’accompagne pas vraiment les vnements, ne les renforce pas. Il y a bien quelques tentatives, quelques efforts… mais les choses retombent souvent plat par manque de trouvaille. Exemple : quand Jackie traverse les dimensions, il traverse la feuille (on voit la page prcdente par transparence), reprenant un peu certaines astuces qu’on avait pu voir sur Rising Stars (la page o on voyait les paroles des morts par transparence). L’ide est bonne mais elle est incomplte puisqu’ici la position de Darkness n’est pas raccord (la silhouette sur la premire page et celle sur le vis--vis ne sont pas la mme taille). Avec quelqu’un surfant sur les mmes techniques qu’un Eduardo Rizzo le dfi aurait t relev. L, on a un scnario intressant mais servi par des dessins finalement dnus d’originalit. Mme s’il manque de sel sur le plan visuel, Darkness #100 reste un passage impos pour ceux qui suivent de prs ou de loin l’univers de la srie. A noter d’ailleurs que, pour les lecteurs occasionnels, Top Cow insre en fin de numro une « time line » assez bien vue qui permet de s’y retrouver.

[Xavier Fournier]