Avant-Première VO: Review Dark Knight III – The Master Race #2[FRENCH] Le Dark Knight est mort, vive le Dark Knight ? C’est ce que semble clamer Carrie, l’ex-Robin, ex-Batgirl, qui – bien que prisonnière – semble aussi dure à cuire que son mentor disparu. Pendant ce temps, Atom s’active pour libérer un peuple, sous le regard légèrement hautain de Lara, la fille de Superman. Et cette fois-ci le comic-book en bonus nous propose une Wonder Woman très bien servie par Risso…

Dark Knight III – The Master Race #2Dark Knight III – The Master Race #2 [DC Comics] Scénario de Frank Miller et Brian Azzarello
Dessins d’Andy Kubert et Eduardo Risso
Parution aux USA le mercredi 23 décembre 2015

Dark Knight III – The Master Race #2 n’a pas la facilité qu’avait le premier numéro le mois dernier. Cette fois, on ne découvre pas la situation, on ne cherche pas à s’orienter. Les principaux protagonistes nous sont connus. Et il faut dire qu’un certain nombre de rebondissements de ce deuxième épisode étaient déjà un peu dans l’ADN du premier numéro. On se doutait bien que la disciple de Batman avait plus d’un tour dans son sac. Et l’on se doutait également de ce qui donnerait son nom à la série, en recoupant quelques scènes. Pour une bonne mesure, cette fois-ci, on « confirme » plus que l’on « découvre ». Dans le même élan, Andy Kubert continue ses allusions marquées au corpus de Frank Miller. Cette fois, par exemple, les ombres portées des cellules sont autant de références à Sin City par exemple. Le système graphique de Miller est là, aussi, dans les cadrages rapprochés, dans les « headshots ». Pour autant Andy Kubert ne se contente pas de suivre ces effets. Dans certaines pages, son style naturel reprend le dessus (par exemple la vue en contre-plongée de Kandor). Pour Azzarello, au scénario, c’est un peu pareil. Il y a de larges moments où l’on suit la structure de Miller. Et puis d’autres où on passe par un ton plus marqué (par exemple l’arrivé de Quar et sa confrontation avec Palmer).

« – Oh, God.
– Yes ? »

Le comic-book en insert, illustré cette fois-ci par Risso, est lui plein de références à Miller. Ce qui est un peu normal puisque le dessinateur de 100 Bullets a toujours montré à quel point le maître l’avait inspiré. Mais ici on est dans quelque chose d’assez proche de la graphic novel Elektra. Risso vole véritablement le show. D’autant que le scénario, après tout, n’est jamais qu’une scène d’entraînement justifiant l’éloignement de Lara dans le récit principal. Dans une histoire si ténue, finalement, le dessin de Risso rayonne. D’abord il nous donne une Wonder Woman carrée, qui va un peu sur le même terrain qu’une Big Barda sans sacrifier à sa personnalité. Et de facto, si l’artiste devait signer pour produire quelques épisodes de Wonder Woman (ou une graphic novel) du même tonneau, ce serait une belle perspective…

[Xavier Fournier]