[FRENCH] Brightest Day fait un détour du coté de Mars où le Martian Manhunter voit tous ses désirs se réaliser. Une vraie utopie s’installe… sauf que le lecteur sait bien qu’il n’en rien. Le rêve éveillé du martien a un curieux air de famille avec une référence prestigieuse tandis que l’histoire piétine et, même, ne correspond pas vraiment à ce qui était annoncé. Un incident de parcours ?

Brightest Day #15 [DC Comics] Scénario de Geoff Johns et Peter Tomasi
Dessins de Patrick Gleason
Sortie aux USA le mercredi 1 décembre 2010

Ce numéro avait un temps été annoncé comme le moment où Aqualad allait prendre une place prédominante dans l’histoire. En fait le Martian Manhunter prend 95% de la place disponible mais que surtout la majeure partie du récit n’est jamais qu’une illusion projetée dans l’esprit du martien. D’une part, le parcours cérébral du héros correspond exactement à ce qu’on peut attendre (acceptation, doute, réalisation…) mais en plus la tonalité évoque sérieusement le « For the Man Who Has Everything » (le Superman Annual #11 d’Alan Moore et Dave Gibbons) et autant j’étais prêt à accepter le clin d’œilqui fut fait dans Green Lantern, autant là ça tombe à plat, d’autant plus que ceci intervient dans une série limitée qui n’a plus que 10 épisodes devant elle. Autant dire que cela confirme l’impression de ces derniers mois, à savoir que le récit avance quand on voit Deadman, Aquaman ou Hawkman… Et que ce n’est juste pas la même chose quand ce sont les autres personnages.

En fait ce voyage dans la tête de Martian Manhunter nous révèle peu de choses là où il aurait été facile, pourtant, de glisser quelques messages de la batterie blanche, histoire au moins de nous tenir en haleine. Quelques semaines en arrière on avait l’impression que la possible résurrection de Mars allait être un grand moment de la série, voici que tout se réduit à un dialogue prévisible entre deux martiens que tout sépare. Le pire c’est que lorsqu’on en sort, la scène finale, consacrée à un autre héros, tombe comme un cheveu sur la soupe. Le #14 avait remonté les choses, le #15 fait un peu baisse de tension et en tout cas assez peu important au regard du reste de la série. Avec, comme je le disais, 10 numéros qui restent, il conviendrait de muscler tout ça et d’éviter la progression en dents de scie.

[Xavier Fournier]