[FRENCH] Mauvaise semaine pour Firestorm et Martian Manhunter. L’un est confronté, seul, à toute une brigade de Black Lanterns y compris un Deathstorm qui retient en son être les esprits de personnes chères aux deux composants du héros. L’autre est de retour sur Mars pour y refonder, peut-être, sa planète d’origine mais découvre que l’autre survivante, qui pourrait être son Eve, n’a vraiment rien d’un ange…

Brightest Day #12 [DC Comics] Scénario : Geoff Johns & Peter J. Tomasi
Dessin : Ivan Reis, Patrick Gleason, Ardian Syaf, Scott Clark & Joe Prado
Sortie aux USA le Mercredi 20 octobre 2010

On l’a déjà dit en chroniquant cette série, la livraison est plus ou moins bonne selon qu’Aquaman, Deadman ou Hawkman soient là ou pas pour rehausser la sauce. Sur un numéro où Deadman ne fait qu’une apparition minime et où Firestorm et le Martian Manhunter portent sur leurs épaules l’histoire, c’est particulièrement tangible. D’une part il y la pauvreté du dilemme de Firestorm, faisant face à une créature qui a absorbé un père et un mentor sans qu’il y ait vraiment d’originalité. Tout ça fait très années 90 je trouve (ce ne sont pas des noms comme Deathstorm qui vont aider). Et (même les personnages semblent s’en étonner dans l’histoire) Firestorm résiste quand même assez facilement à une douzaine de Black Lanterns (même s’il est vrai qu’il est sauvé par le gong). Ce storyline pourrait déboucher sur quelque chose d’intéressant selon l’identité du boss des Black Lanterns (à savoir s’il s’agit de l’Anti-Monitor, de Nekron lui-même ou d’un nouvel acteur) mais pour l’instant ça rame un peu. D’autant plus qu’on a oublié un peu ce qui faisait le rebondissement deux ou trois épisodes en arrière.

Pour le Martian Manhunter, la chose est autrement tourné car voici presque 12 semaines que le héros vert poursuit une sorte de « serial-killeuse » issue de sa propre race et se retrouve confronté à elle sur Mars. Là aussi, malheureusement, les choses vont de cliché en cliché et chaque « renversement de situation » est téléphoné au point qu’on l’aperçoit systématiquement une ou deux pages avant. D’Kay, la martienne tueuse, est elle aussi un retour aux années 90, une sorte de Carnage martien avec assez peu de valeur ajoutée. Malgré un très court segment intéressant sur Deadman et Dove qui semble indiquer qu’ils vont bientôt recruter quelques autres personnages pour les aider, Brightest Day #12 me parait être le numéro le plus faible depuis le début de la série.

[Xavier Fournier]