[FRENCH] Passées les découvertes du numéro zéro, les personnages ressuscitées réalisent que leur retour n’est forcément chargé que de choses positives et pourrait avoir un prix caché dans certains cas. Sans parler du fait que tous ces retours survenus à la fin de Blackest Night génèrent également des réactions violentes de la part de certains adversaires oubliés.

Brightest Day #1 [DC Comics] Scénario : Geoff Johns & Peter Tomasi
Dessin : Ivan Reis & Patrick Gleason
Sortie aux USA le 5 mai 2010

Tandis que l’ex-Deadman est sans doute le mieux placé pour mesurer l’impact de la « lumière blanche », les différents porteurs de lanterns (Sinestro, Star Sapphire, Green Lantern…) se disputent la lanterne d’ivoire qui est apparue sans qu’on sache trop pourquoi et comment. Sur ce segment de l’histoire j’ai peiné un peu à comprendre pourquoi Sinestro semble tant en savoir sur la lumière de vie alors qu’Hal Jordan lui aussi a été à un moment un « White Lantern » et ne devrait pas être moins expérimenté en la matière. Mais la partie la plus intéressante de ce premier numéro concerne le « côté noir » déjà ressenti par plusieurs de ces revenants. Visiblement ils n’ont pas tous complètement coupé les ponts avec leur passé de Black Lanterns. Ceux qui voyaient en Brightest Day une sorte de retour au Silver Age et à une certaine naïveté positive peuvent revoir leurs prédictions. Aquaman, Firestorm ou le Martian Manhunter ne semblent pas tirés d’affaire.

Dans le côté « Dark », le retour de certains adversaires des héros concernés est lui aussi sanglant dans certaines scènes, particulièrement la crise de fureur du personnage identifié à la fin du numéro (on ne peut pas dire cependant que ce soit un coup de théâtre. A moins de ne pas du tout le connaître, on comprend rapidement de qui il s’agit, dès la première cas). La chose qui surprend le plus dans ce numéro 1, c’est finalement le format de lecture. A ce stade les histoires sont encore parallèles. A l’exception du côté White Lantern/Black Lantern, les personnages ne se rencontrent pas encore (il est certain que ça convergera plus tard, mais pour l’instant)… Du coup, tout en baignant dans une forme de narration qui ne peut qu’évoquer la maxi-série 52, on a une impression qui n’est pas loin de celle d’un sampler (par opposition au #0 où les choses n’étaient pas à ce point-là). Il n’en reste pas moins que l’intérêt est piqué et qu’on se demande ce qu’il va advenir des personnages. Pas certain du tout qu’il y ait un happy-end pour tout le monde…

[Xavier Fournier]