[FRENCH] Aquaman et Mera descendent au fond d’une faille océanique pour y poursuivre les créatures qui se nourrissent d’humains. Et la résolution de ce premier arc résonne en partie comme l’équivalent aquatique d’un film façon Aliens (reine géante incluse). L’aventure s’achève de manière un peu courte mais continue de remettre Aquaman au goût du jour, en lui rendant une partie de son aura du Silver Age…

Aquaman #4 [DC Comics] Scénario de Geoff Johns
Dessin de Ivan Reis
Sortie aux USA le mercredi 28 décembre 2011

Après trois épisodes passés à repousser les attaques de créatures capturant des humains pour en faire leur goûter, Aquaman et Mera remontent donc à la source, jusqu’au nid de ces bestioles, dans l’espoir de sauver des survivants. Mais, si vous espériez en savoir plus sur le « pourquoi du comment » de l’existence de ces dévoreurs, vous resterez, comme eux, sur votre faim. Car ce quatrième et dernier épisode de l’arc est finalement très « factuel ». Aquaman et Mera descendent, combattent leurs adversaires et… remontent (car, oui, autant vous le dire tout de suite la série ne s’achève pas avec les deux héros dévorés). Leur quête amène finalement plus de questions que de réponses. Et si on pouvait espérer que les adversaires prennent un peu de dimension au moment où le combat se porte chez eux… Il n’en est rien. Nous voici face à des véritables échappés d’un film de James Cameron. Ce qui au demeurant n’est pas déshonorant mais on pouvait espérer un peu plus de la part de ces monstres.

Et en même temps, non, la fin de cet arc n’est pas qu’une pirouette au premier degré. Elle permet de synchroniser les montres de tout le monde en ce qui concerne le Aquaman « post-Relaunch », de le réinstaller dans son rôle mais aussi de continuer de lui restituer des choses dans la continuité moderne qu’on n’avait guère vu depuis le Silver Age. Aquaman, in fine, c’est un peu le personnage que tout le monde trouve ridicule (Geoff Johns l’a montré à souhait dans ces quatre épisodes) mais par un élégant retour de manivelle le scénariste le transforme en un personnage qui n’a pas peur du ridicule des années 60. Le nouveau compagnon qu’on découvre en fin d’épisode ainsi que le choix de son nom est à cet égard assez drôle et droit. Puis on reconnaît l’approche de Johns avec une conclusion qui nous donne un aperçu de la quête qui occupera l’année. Donc, oui, en un sens ce premier arc est un peu court mais il n’en est pas moins riche et il donne le ton pour une série qui semble ne rien céder en termes de solidité.

[Xavier Fournier]