[FRENCH] Peter Parker et Max Nodell sont pourchassés par une double dose de Hobgoblins, tandis que le Caïd continue de saboter le spider-sens du héros. Déjà en temps normal résister à un Hobgoblin ne serait pas de la tarte. Alors avec une partie de ses pouvoirs en vrille et la nécessité de passer pour un « civil », Spider-Man est loin d’être tiré d’affaire…

Amazing Spider-Man #697 [Marvel Comics] Scénario de Dan Slott & Christos N. Gage
Dessins de Giuseppe Camuncoli
Sorti aux USA le mercredi 14 novembre 2012

C’est un arc finalement assez dense et efficace qui s’achève dans ce numéro, avec la doublette Peter et Max formant un duo assez comique en un sens… mais qui doit aussi faire face à une bonne dose d’action. Si le point faible de l’histoire est assurément la crédulité de Max (franchement on se demande comment il persiste à ne pas faire réellement le rapprochement entre Parker et Spider-Man), l’ensemble est assez bon. On appréciera par exemple que les deux scénaristes se souviennent que l’héritage du Hobgoblin était à la base celui du Green Goblin, faisant intervenir à des degrés divers la famille Osborn. C’est plutôt bien vu et en tout cas on ne voit pas le temps passer… Tout en évitant la désagréable impression d’avoir lu le numéro trop vite.

Dans ce mélange humour/action, on peut néanmoins se demander si Giuseppe Camuncoli était vraiment le casting qui s’imposait pour cette histoire précise. Camuncoli n’est pas un mauvais, loin s’en faut, mais il est d’un ton un peu trop « médium » pour réellement servir l’intrigue, qui aurait sans doute mérité un style plus outrancier. Globalement, Slott et Gage redorent le blason du Hobgoblin et le ramènent un peu dans la boucle, faisant du criminel originel une sorte de « propriétaire de licence » assez original, un peu comme un Batman Inc. du mal. Une idée qu’il conviendrait de mieux explorer mais on peut se demander si la phase Superior Spider-Man qui vient laissera à Slott le loisir d’utiliser les adversaires existants. Bonne pioche pour l’utilisation des Osborn et celle de Max, qui devient un personnage secondaire de plus en plus attachant, même si un peu caricatural…

[Xavier Fournier]