Avant-Première VO: Review All-New Captain America #4[FRENCH] Toujours privé de son sidekick, le nouveau Captain America est bien décidé à faire payer le Baron Zemo. Mais il dispose de peu de soutien. Est-ce que l’aide de la seule Misty Knight suffit ? Non, justement. Sam Wilson va devoir convaincre quelqu’un d’autre de se ranger à son côté. Mais peut-il inspirer la confiance et certaines valeurs aussi bien que Steve Rogers ?

All-New Captain America #4All-New Captain America #4 [Marvel Comics] Scénario de Rick Remender
Dessins de Stuart Immonen
Parution aux USA le mercredi 18 février 2015

On continue dans un arc mené tambour battant, avec un Captain America à moitié en fuite et à moitié en « mode offensif ». Il faut dire qu’il a du carburant, Sam Wilson, après avoir déjà perdu son sidekick en pleine mission. Difficile à croire tant qu’on ne sera pas arrivé au terme de l’arc (Remender aurait créé un personnage pour s’en séparer de façon si abrupte ?). Mais dans le même temps la frustration de Sam fait d’une certaine manière écho à celle de Steve quand il s’était réveillé à l’ère présente, tout traumatisé de la perte supposée de son propre sidekick. C’est à se demander, aussi, si l’auteur ne positionne pas Misty comme une possible sidekick, plus naturelle que Nomad. Non pas pour une question de couleur (on est au XXI° siècle) mais parce que la dynamique entre eux est différente. Il n’y a pas de rivalité mais bien une complémentarité.

On retrouve aussi la marque de fabrique du scénariste avec un distingo entre les différentes sortes de méchants. Il y a d’un côté les fanatiques et de l’autre… ceux que les circonstances ont forcé à être là, mais avec qui l’on peut encore parlementer. La frontière entre Bien et Mal est plus poreuse qu’il n’y paraît. Mais ici, maître de son jeu, Remender est plus fin, plus habile que sur Axis. Question finesse, Stuart Immonen est bien un atout de poids au dessin. Non seulement c’est joliment représenté mais la narration a une régularité de métronome. De quoi espérer que l’artiste va rester le plus longtemps possible (mais on sait pourtant qu’il ne reste jamais très longtemps sur un titre sans au moins reprendre son souffle. Le contraire semble donc probable). Au terme de ce quatrième numéro, le nouveau Captain America est fascinant car il arrive en même temps à être fidèle à l’état d’esprit initié par Steve tout en l’appliquant à sa manière et donc avec des réactions parfois inattendues.

[Xavier Fournier]