[FRENCH] Troisième chapitre de War of the Lanterns et huitième numéro d’Emerald Warriors. Cette fois Guy n’est que très brièvement entouré de Kilowog et Arisia et la distribution se fait un peu à l’économie. Allez, un petit indice: le seul autre Green Lantern mis en valeur dans cet épisode se trouver sur la couverture…

Green Lantern: Emerald Warriors #8 [DC Comics] Scénario de Peter Tomasi
Dessins de Fernando Pasarin
Sorti aux USA le mercredi 30 mars 2011

L’énorme majorité des Green Lanterns est désormais réduite en esclavage, aux ordres de Krona, ne laissant qu’une poignée de résistants potentiels. Mais pourquoi eux plus que d’autres ? C’est quelque chose que Guy Gardner va devoir explorer seul car il perd coup sur coup ses proches alliés, Arisia et Kilowog. Heureusement les Green Lanterns centraux ont traversé quelques crises ensemble et, à force, se sont préparé une solution de replis en prévision de tel cas. Seul Hal Jordan rejoint Guy mais le vrai problème est que, rapidement, leurs différences remontent à la surface. Entre Guy qui avait passé un pacte avec Atrocitus (seigneur des Red Lanterns) et Hal qui a copiné avec les autres Corps ces derniers mois, chacun refuse de faire confiance à l’autre et la bagarre devient inévitable. Ils ne sont pas seulement pourchassés par les autres Lanterns mais aussi obligés d’en venir aux mains entre eux…

D’habitude Green Lantern: Emerald Warriors est une série qui s’appuie sur une distribution plus large, avec des gueules comme Kilowog. Il y a donc de la gouaille à gogo et on pourrait croire que la rencontre entre deux Green Lanterns terriens s’annonçe un peu terne. Mais en fait celà fait des années que Hal et Guy n’avaient pas pris la peine de discuter tous les deux, sans qu’une armée d’autres Lanterns ne viennent se glisser dans la scène. Peter Tomasi nous souligne donc avec brio les philosophies différentes qui animent les deux héros (même s’il force un peu le trait pour diverses raisons). C’est bien la confrontation entre les deux égos qui occupe le premier plan de l’épisode. Ceux qui reprochent d’habitude aux crossovers cosmiques d’écraser la notion d’individus peuvent se rassurer. Oui il y a des rayons laser verts à gogo (mais enfin c’est Green Lantern, vous deviez vous y attendre un peu quand même, non ?) mais les fortes têtes sont également au rendez-vous, continuant de donner à cet « event » un certain côté humain, peut-être même un peu Marvel en un sens (avec cette manière qu’ont les héros de ne pas pouvoir se croiser sans se taper dessus). Une bonne livraison…

[Xavier Fournier]