[FRENCH] Mice Templar est l’un des titres les plus originaux d’Image. Une histoire d’Heroic Fantasy dans laquelle les héros et leurs adversaires sont… des rongeurs. Mais rien à voir avec Stuart Little. Tout l’art des auteurs est justement de nous faire oublier qu’il s’agit de souris et de rats. Alors à quoi sert l’astuce ? A souligner l’efficacité d’une histoire et d’une narration, même si les protagonistes sortent de la norme.

Mice Templar #2 [Image] Scénario de Br yan J.L. Glass & Michael Avon Oeming
Dessin de Michael Avon Oming
Sortie américaine prévue: 14 Novembre 2007

Les deux souris principales de la série, Pilot (l’ancien) et Karic (l’apprenti) sont en fuite, pourchassés par leurs ennemis naturels (les rats) et quelques souris traitres chargées de les capturer. La dynamique entre Pilot et Karic est assez similaire à celle d’Obi-Wan Kenobi et Luke Skywalker (ou Merlin et Arthur si vous préférez, étant entendu qu’on parle bien du mythe classique et pas du Kaamelott de M6).

Donc, les Souris Templiers étaient un ordre très ancien de chevaliers-mages, défendants le côté lumineux du monde tandis que les rats représentent le côté obscur. Et tandis que Pilot éduque le jeune Karic, lui racontant quelques secrets de l’Ordre et l’entraînant à devenir un futur templier, une souris qui a mal tourné (on pourrait presque la nommer Vader) est sur leur piste… Oui, sans l’ombre d’un doute, il y a des points communs avec l’univers de Star Wars mais ce serait faire une injustice à Mice Templar de réduire la série à ces correspondances.

Ce comic book ne se limite pas à une énorme allusion aux créations de George Lucas, non. Disons plutôt que Mice Templar et la Guerre des Etoiles font appel au même réservoir de légendes épiques (on reconnait aussi au passage certains traits de Conan). Tout ça pour dire qu’il y a bien de vrais auteurs derrière cette série et pas de sombres pompeurs. Glass & Avon Oeming réussissent à transmettre un véritable sens du danger, de l’épique.

On est clairement pas chez Mickey: les aventures des deux souris ont leur touche de noirceur (dans cet épisode, il leur faut, entre autres choses, repousser une attaque de rats zombies peuplés d’insectes nécrophages). C’est un univers qui a ses propres codes et qu’on lit de la même manière qu’on regarde un Conan par John Milius.

Ce numéro 2 ne déçoit pas et on espère que les lecteurs (surtout ceux qui se plaignent de l’omniprésence des super-héros) sauront lui réserver un accueil mérité.

[Xavier Fournier]