clandes003.jpg[FRENCH] Alan Davis fait d’une pierre deux coups en profitant de Clandestine pour retrouver son autre équipe fétiche (Comment ça un indice ? Regardez la couverture !). Dans ce cocktail frais et plein d’énergie, Davis joue à la fois sur la corde de la gaité et sur celle d’un sentiment d’aventure. Bref tous les ingrédients qui lui ont donné sa renommée. Cette série n’a décidément pas le succès qu’elle mériterait!!!

Sortie américaine le 02/04/2008

Scénario et dessin d’Alan Davis

Dominic a donc échoué dans une autre époque et, dans la pure tradition Marvel, un malentendu éclate entre lui et Excalibur version « canal historique ». Assez curieusement d’ailleurs c’est celle de la fin de du premier run de Davis en tant que dessinateur sur la série des mutants anglais. Je n’aurais pas craint que l’auteur place l’action vers la fin de son passage en tant que scénariste. Comme tout s’achevait sur un bric à brac temporel que ses successeurs n’ont jamais vraiment comblé, ça aurait été l’occasion de mettre un point final à tout ça. Mais c’est un détail et on a le plaisir de retrouver une certaine dynamique de groupe…

Le passage avec Satyr-Nun est… tellement Davis… D’ailleurs ce serait un bon sous-titre à tout l’épisode: « Tellement Davis ». Le bonhomme ne se perd pas dans de la narration décompressée. Quand on y pense, il lance même un maximum de pistes pour une « simple mini-série », entre le devenir du père, des jumeaux, l’intrigue concernant Walter, celle de Dominic et ainsi de suite… Il brasse des dimensions, des époques mais ne s’éloigne jamais vraiment de l’âme de ses personnages. J’apprécie aussi beaucoup le temps qui est consacré aux autres membres moins connus de la famille (comme le Warlord). Les deux jumeaux sont sympathiques mais ils ont pu parfois paraître un peu comme l’arbre qui cache la forêt. On sent la véritable richesse de cette famille, aussi bien dans le temps présent que dans le passé de Marvel.

La conclusion, encore une fois, me fais penser à la grande époque d’Excalibur. C’est typiquement le genre de situation dans laquelle se serait retrouvé Meggan mais cette fois ci appliquée à d’autres personnages. Tellement Davis, oui, ou disons tout simplement aussi bon qu’élégant. Un vrai plaisir…

[Xavier Fournier]