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[FRENCH] Dernier numéro de cette mini-série franchement sympathique, malheureusement un peu passée inaperçue dans le flot des séries post-Civil War. Cebulski s’en donne à coeur joie, en lançant plusieurs pistes pour des suites éventuelles tout en conservant un certain sens de la conclusion. Quand tout est dit, tous les personnages n’en sortent pas indemmes mais le groupe reste fonctionnel, se prêtant à de futurs usages.

Loners #6 [Marvel] Scénario de C.B. Cebulski
Dessin de Karl Moline

Sortie aux USA: Sortie aux USA le 21 novembre 2007

Nous avions laissé les Loners dans l’esquisse d’une bataille, avec un bad guy issu de leurs propres rangs. On retrouve le groupe dans cette position bien périlleuse mais le scénario de Cebulski s’attache à alors à démontrer que certains d’entre eux n’ont pas besoin de leurs pouvoirs pour se comporter en héros. Chris, l’ex-Darkhawk, laisse éclater son courage mais révèle ainsi… une sorte de mystère dûment noté par ses co-équipiers.

Si arrêter la menace provoque assez prévisiblement le retour en costume de la plupart des Loners, l’intrigue est loin d’être téléphonée. Tout le monde ne rentrera pas forcément au bercail et l’on ne peut pas franchement parler d’un happy end. Mais cette fin est dynamique et lance un certain nombre de questions venant revigorer ces personnages mineurs. Ainsi quand on apprend le nom de super-héroïne (il est vrai un peu tiré par les cheveux) de la mystérieuse Namie, cela apporte finalement plus de suspens. Darkhawk, Turbo et quelques autres ont visiblement d’autres secrets qu’on ne devine qu’à moitié…

Tout n’est pas parfait. Par exemple on reste assez surpris du fait que les méchants aient monté une sorte de troc, en échange de l’un des personnages. C’est un peu trop « honnête » pour fonctionner. Mais globalement c’est très bien et on espère que les chiffres seront suffisants pour permettre une suite (à défaut, un petit serial dans Marvel Comics Presents serait le bienvenu) car C.B. Cebulski a donné corps à une équipe assez différente des autres, qu’il serait dommage de voir disparaître.

[Xavier Fournier]