[FRENCH] Le Vengeur à l’armure rouge et or est partout en ce moment (ne nous dîtes pas que vous n’avez rien remarqué), non seulement dans les médias mais également dans plusieurs comics Marvel. Pour se différencier de la nouvelle série Invincible Iron Man, Iron Man : Director of S.H.I.E.LD. se penche davantage sur le rôle de Tony au sein du S.H.I.E.L.D. Pour cette nouvelle saga, une équipe créative intérimaire débarque tandis que les Knauff se concentrent sur le lancement d’Eternals.

Iron Man : Director of S.H.I.E.L.D. #29 [Marvel] Scénario : Stuart Moore
Dessins : Roberto de la Torre & Carlos Pagulayan

Sortie aux USA : le 21 mai 2008

Après avoir affronté son adversaire de longue date, le Mandarin, Tony reprend son poste de directeur. Il a retrouvé son armure « Extremis » et doit mettre toutes ses facultés à l’oeuvre pour stopper une menace nucléaire au Kirikhstan (pays de l’ex-URSS). Iron Man ne sera pas seul car il est à présent entouré par une garde d’élite équipée d’armures (moins perfectionnées que la sienne, bien sûr) : les Alphas. Pendant ce temps, un agent du S.H.I.E.L.D montre son vrai visage quand il tente de s’emparer une arme, classée secrète.

Stuart Moore (Firestorm, New Avengers/Transformers) remplace les frères Knauf le temps de cette saga. Il a un défi de taille : repositionner la série alors que le héros est au coeur de l’actualité, sous un jour différent. Il lui faut aussi s’éloigner de la série jumelle consacrée au Vengeur pour éviter le double emploi. La mention Director of S.H.I.E.L.D est donc mise en avant. Cependant, on peut se poser la question de la nécessité de créer « l’Alpha team ». Après tout, il y a quelques années, Tony ne s’est-il pas battu pour ses armures ne tombent pas au sein du gouvernement ? Pourquoi accepte-t-il soudain de fournir des exosquelettes à des agents sur-entrainés ? Surtout un épisode après avoir manqué de se faire piquer à nouveau sa technologie. Une ancienne connaissance de Stark refait surface, mais on ne comprend pas encore (ce n’est que le premier numéro) la motivation de sa menace nucléaire. Moore opte pour deux intrigues parallèles et nulle doute que les deux ennemis joindront leurs forces à un moment ou à un autre.

Question graphisme, deux artistes s’associent : Pagulayan et De la Torre. Les dessinateurs s’étaient relayés sur la saga précédente. L’association des deux styles se remarque à peine et on se demande à chaque page qui a fait quoi. Un premier numéro certes moins divertissant que le précédent, mais qui donne quand même envie de continuer la saga. Il faut espérer que Moore fera monter la série d’un cran dans les prochains chapitres.

[Pierre Bisson]