Les gemmes de l’Infini se sont à nouveau manifestées dans l’univers Marvel. Elles attirent la convoitise de divers bad guys de service. Mais certains héros – dont Wolverine – veillent au grain, peut soucieux de revivre des événements à la Secret Wars. Dans ce contexte, de quel côté penchera un personnage bicéphale comme Ultron/Hank Pym ?

Infinity Countdown Prime #1Infinity Countdown Prime #1 [Marvel Comics]
Scénario de Gerry Duggan
Dessins de Mike Deodato Jr.
Parution aux USA le mercredi 21 février 2018

On se souviendra qu’à une époque finalement pas si lointaine, on accusait parfois Wolverine d’avoir un don d’ubiquité tant il apparaissait dans pratiquement toutes les séries. Entre le running gag Where’s Wolverine ces temps-ci dans les titres Marvel et Legacy #1 qui lui a donné littéralement le pouvoir d’être partout, c’est maintenant une réalité au premier degré. Mais le fait qu’il soit, pour des raisons qui nous échappent encore, le nouveau propriétaire de la gemme de l’Espace fait surtout de lui une cible pour des gens qui voudraient remodeler l’univers à leur image. Tandis qu’Ultron choisi directement l’offensive, quelqu’un d’autre tente la négociation. Mais c’est mal connaître Wolverine, peu adepte des compromis. Surtout, on découvre vite que d’autres gemmes sont entre des mains inattendues, en particulier lorsque l’on parle d’un des personnages les plus secondaires de Marvel, basé dans les rues de New York. On appréciera aussi le gag qui permet une allusion à un Captain Marvel que l’on n’a pas l’habitude de voir chez cet éditeur.

« …I got more pockets, bub. »

Gerry Duggan fait un bon travail au niveau du casting, faisant aussi bien mention de quelques personnages attendus lorsqu’on parle de confrontation cosmique mais aussi de quelques outsiders plus surprenants. L’utilisation d’Ultron ouvre une porte nouvelle pour le personnage. Quelque part le fait de vouloir éviter un nouveau Secret Wars, ajouté à un combat Wolvie/Ultron qui lui peut nous ramener à Age of Apocalypse, le tout dessiné par l’ancien artiste d’Original Sin (Mike Deodato) peut sembler nous proposer une sorte de mash-up des crossovers Marvel de ces dernières années. Mais le tout commence plutôt bien alors que l’on a plutôt l’habitude que les concepts façon Countdown soient des prologues superflus. Là, il semble bien qu’une partie des protagonistes en sortiront changés. En tout cas cela démarre avec beaucoup de potentiel. Sans être l’œuvre du siècle (et sans prétendre l’être), c’est plutôt une bonne surprise, bien gérée.

[Xavier Fournier]