Avant-Premire VO: Review Green Arrow #30

7 septembre 2017 Non Par Xavier Fournier

Green Arrow est dsormais un hros sans ville. Seattle lui a t en quelque sorte arrache, reconfigure en Star City la suite de manigances… Pour contrer ces dernires, il lui faut atteindre l’orbite terrestre et inspecter un satellite. N’tant pas quip pour, Oliver n’a d’autre choix que de demander un coup de main un certain Green Lantern.

Green Arrow #30Green Arrow #30 [DC Comics]
Scnario de Benjamin Percy
Dessins d’Otto Schmidt
Parution aux USA le mercredi 6 septembre 2017

L’un des dommages collatraux des New 52 de 2011 a t de dsintgr le pass commun et la complicit qui existait entre Green Arrow et la plupart de ses pairs. Si le relaunch de l’an dernier a t immdiatement l’occasion de runir Oliver Queen avec Black Canary, les relations avec Hal Jordan ont sont reste minimises, rduite une rencontre « hors Justice League » dans la srie prcdente mais rellement retrouver le ton. Avec l’arc « Hard-traveling Hero », la dclaration d’intention tait l depuis le dbut pour le scnariste Benjamin Percy, savoir revenir au Green Arrow barbu, dans le contexte d’une reprise de la route, allusion un arc clbre des annes 70 o il a travers les USA en compagnie de Jordan. Mais cette fois jusqu’o irait le rapprochement ? C’est simple : jusqu’o vous voulez. Percy trouve en effet une sorte de discours deux canaux, avec les deux hros qui parlent de voyages. Si vous tes nostalgique du run de Dennis O’Neil et Neal Adams sur Green Lantern/Green Arrow, vous pouvez clairement comprendre de quoi les personnages parlent. MAIS si vous ne connaissez Green Arrow que depuis trs peu, que pour vous il n’a aucun pass particulier avec Green Arrow, rassurez-vous… c’est crit finement pour que vous ne perceviez mme pas qu’il y a des allusions. C’est le meilleur des mondes, la reconstruction d’un lien pour ceux qui il manquait ou simplement « l’instant T » pour ceux qui ne veulent rien d’autre. L’important, c’est que la dynamique redevient riche entre Ollie et Hal (dommage que dans le numro Black Canary soit occupe ailleurs, la runion de famille aurait t complte).

« Heard you needed a lift? »

Pour l’occasion, demander une couverture variante Mike Grell tait tout indiqu. Mais c’est bien le dessinateur Otto Schmidt qui s’occupe des pages intrieures, plus ou moins l’aise selon les contextes voqus. Tant qu’on est «  Terre », que ce soit la scne d’introduction ou pour le passage avec Dinah, Schmidt est dans son lment. C’est un peu plus laborieux une fois qu’on est dans l’espace. Sans repre, il peine organiser une narration, des perspectives, du mouvement. Mais surtout l’intrieur de la base du Ninth Circle, sans tre vritablement mal dessin, devient un machin bourr de lumires rouges mais qui n’voque pas grand-chose. A la dcharge de l’artiste, le scnario l’aide sans doute peu dans ces passages, avec un simple « oh regarde un drone » ou « oh regarde une alarme » pour rythmer les choses. Mais globalement c’est le sentiment de retrouver une complicit perdue qui prvaut, dans la droite ligne de ce qui a t entrepris depuis le dbut de Rebirth.

[Xavier Fournier]