Tout baigne pour Buffy en ce début de « onzième saison ». Elle vit bien sa relation avec son boyfriend, sa soeur Dawn elle aussi file le grand amour tandis que Willow est devenue experte en magie au point de donner des cours. Même Giles arrive à bien vivre sa situation actuelle. Mais quand tout va trop bien dans le monde de Buffy, c’est souvent le calme avant l’orage

Avant-Première VO: Review Buffy The Vampire Slayer Season 11 #1Buffy The Vampire Slayer Season 11 #1 [Dark Horse Comics]
Scénario de Christos Gage
Dessins de Rebekah Isaacs
Parution aux USA le mercredi 23 novembre 2016

L’été dernier Dark Horse a réussi son coup en annonçant le lancement d’une saison 11 des aventures de Buffy, s’attirant l’attention des grands médias américains et internationaux, visiblement convaincus que les exploits de la Tueuse en étaient resté au dernier épisode de la série TV. Volontairement ou fortuitement, Christos Gage ouvre ce #1 de la nouvelle série en prenant soin de faire « l’appel » des principaux personnages du titre tout en faisant le point sur leur sort. En clair, il emprunte une route qui permet de récupérer au passage certains lecteurs qui seraient arrivés sur le tard et qui ne seraient pas « up to date » avec le destin de Buffy. Tout comme, finalement, on le faisait aussi dans bon nombre d’ouvertures de saison TV. Tout le Scooby-Gang vit heureux à San Francisco, se contentant d’éliminer le tout venant des menaces occultes… quand soudainement un monstre de la taille supérieure va ravager la ville…

« My advice ? Enjoy it while it lasts. »

La dessinatrice Rebekah Isaacs se bagarre parfois avec certaines expressions de Buffy mais, globalement, arrive à trouver l’essence de la plupart des personnages, liés à leur casting d’origine. Seule Dawn, peut-être, a besoin d’être nommée pour qu’on l’identifie, mais dans le même temps elle est supposée être plus vieille que ce que le grand public a connu. Une nouvelle fois, la BD de Dark Horse montre ce qu’elle a à offrir, c’est à dire des histoires de Buffy qui ne sont pas limitées par le budget. Aucun monstre n’est « infaisable » et en voici donc un qui prend des allures de catastrophe naturelle, encore qu’on comprendra, en lisant entre les lignes des dernières pages, que ce n’est pas le monstre en lui-même qui pose le principal problème mais bien l’escalade qu’il préfigure. Est-ce que les autorités vont perdre leur sang-froid et partir en guerre contre les menaces surnaturelles ou au contraire tenter d’enrôler certaines d’entre elles ? Pour l’instant, c’est surtout un bon point d’entrée dans le Whedonverse, permettant de synchroniser les montres de tout le monde sur le même tempo.

[Xavier Fournier]