Les différentes factions survivantes des Avengers sont rejointes par Hawkeye et Red Wolf, qui apportent un regard nouveau sur la situation. De leur côté, Beast et Wasp commencent à approcher de la vérité, grâce à Jarvis. Finalement la seule chose qui n’est guère nouvelle, c’est la révélation de fin d’épisode, téléphonée depuis plusieurs semaines. Un épisode entre deux, qui relance la donne sur certains moments mais pas ceux les plus attendus.

Avengers #682 [Marvel Comics]
Scénario d’Al Ewing, Jim Zub & Mark Waid
Dessins de Sean Izaakse
Parution aux USA le mercredi 27 février 2018

Entre les Avengers qui restent mais aussi la nouvelle Lethal Legion et le Black Order, l’arc No Surrender déborde de protagonistes qui se sautent à la gorge les uns et les autres. Une bataille permanente qui fait qu’on perd parfois de vue les enjeux… et que les personnages en font de même. L’ajout de Red Wolf et Hawkeye ramène un souffle nouveau sur les choses, les scénaristes en profitant pour poursuivre un thème déjà abordé avec Lightning il y a quelques numéros. A savoir que ce sont les Avengers que l’on pratique le moins qui sont capables de faire rebondir l’histoire. Mais c’est aussi, involontairement, le résumé d’un problème que connait cette écriture à six mains, avec trois scénaristes. Si l’on en croit les bonus éditoriaux (au demeurant assez détaillés), il y a beaucoup de temps passé à décider le nom d’un Mentacle ou la forme des Pyramoids (qui ne sont jamais que des gemmes de l’infini du pauvre, c’est d’autant plus criant alors qu’Infinity Countdown est publié par ailleurs). Beaucoup de temps passé sur des détails (ce n’est pas comme si la Lethal Legion était destinée à devenir un groupe majeur dans l’univers Marvel) et à l’inverse pas assez sur des choses qui mériteraient bien plus.

« It’s a lie. »

C’est un peu un problème voisin que connait Sean Izaakse aux dessins. C’est à dire que depuis trois épisodes au moins on nous tease le retour d’un membre des Avengers. Cela pouvait sembler faire un peu rengaine mais on pouvait associer la méthode à ce que Simonson avait fait avec la réintroduction de Surtur dans ses Thor, quand on ne le voyait que partiellement. Faire monter la pression, pourquoi pas ? Mais il faut avoir un choc en vue, un vrai moment. Et pour le coup, Izaakse pose le personnage comme un sac à patates au milieu de la page, sans grande scénographie. C’est doublement dommage car il a par ailleurs d’assez jolies pages dans le ventre de l’épisode, qu’il s’agisse des flashbacks de Red Wolf ou de la discussion avec Hercules. Mais cela s’essouffle vers la fin.

[Xavier Fournier]