Oldies But Goodies: New Gods #5 (Oct. 1971)

Oldies But Goodies: New Gods #5 (Oct. 1971)

30 novembre 2013 Non Par Xavier Fournier

Oldies But Goodies: New Gods #5 (Oct. 1971)[FRENCH] Les liens thmatiques ou mme « filiaux » entre les New Gods de Jack Kirby et Star Wars ont t maintes fois souligns. Difficile de ne pas faire le rapprochement entre Darkseid et Darth Vader, tous les deux la recherche d’un ct obscur et combattus par leur progniture. Mais un lien plus direct se cache dans une petite histoire de New Gods #5, qui a la particularit de voir les dbuts d’un hros ultra-rapide (mais mconnu) de DC Comics.

New Gods #5 (Oct. 1971)Dans les annes 60, lors de son passage chez Marvel, Jack Kirby avait pris got des histoires racontes en annexe qui venaient s’ajouter des comic-books sans participer l’histoire principale mais qui donnaient plus de corps la mythologie des personnages concerns. Ainsi les lecteurs purent dcouvrir les Tales of Asgard puis les origines des Inhumains, sans doute parce que c’tait un moyen pour Kirby de construire ses univers sans se heurter des problmes de cohrence avec les autres titres dits par Stan Lee. S’il racontait une aventure de Thor dans le monde moderne, il s’exposait des retouches, des exigences. Tandis que s’il emportait le mme Thor dans les confins d’Asgard, dans une guerre contre Surtur qui s’tait sans doute droule quelques millnaires auparavant, il tait pratiquement certain que Lee et la hirarchie de Marvel le laisseraient tranquille. Arriv chez DC Comics, Kirby perptua cette habitude dans les revues lies son Fourth World (Jimmy Olsen, New Gods, Forever People, Mister Miracle), racontant de manire anachronique les dbuts des uns et des autres, introduisant de nouveaux personnages qu’il utiliserait plus ou moins dans le rcit principal. Dans son Fourth World, Kirby tait habit par une logique qui ne se voulait pas linaire. Elle prenait plutt la forme d’un puzzle, avec des lments importants de la vie des hros qui venaient s’ajouter dans le dsordre (comme quand les lecteurs raliseraient au bout de quelques mois qu’Orion et Mister Miracle taient respectivement les fils de Darkseid et d’Izaya le « Highfather ». Il y a une raison ce ct dsordonn : une bonne partie des sries lances par Kirby cette poque tait un remix d’ides qui lui avait t refuses chez Marvel ou mme du temps des annes 50. A partir de ces concepts Kirby avait recompos une trame globale, une texture qu’il ne cessait d’enrichir.

Ainsi dans New Gods #5, en marge d’une histoire principale qui traite du combat d’Orion contre des monstres marins (histoire dont je vous parlerais peut-tre un jour dans cette rubrique si vous tes sages), on trouve un autre rcit plus court, officiellement consacr aux « Young Gods of Supertown ». Pour ceux que cette terminologie laisserait de marbre ou qui seraient susceptibles de s’embrouiller entre les « New Gods » et les « Young Gods », dtaillons. Le contexte du Fourth World repose sur deux mondes ennemis composs partir des cendres des « Anciens Dieux ». L’un est une sorte d’enfer industriel, Apokolips, dirig d’une main de fer par une sorte de Staline cosmique, Darkseid. L’autre, New Genesis, est une plante paisible, une sorte de jardin d’den tendu un monde entier, habit par les New Gods qu’on peut dfinir selon les poques comme tant pacifiques ou, dans leurs phases plus belliqueuses, comme des champions du Bien. Mais dans Forever People #1 les protagonistes de la srie, bien qu’ennemis de Darkseid, faisaient rfrence eux-mmes comme tant de jeunes dieux originaires de « Supertown » (« Supercit »), un terme qui laissait songeur mme Superman. Mais alors o se plaait Supertown sur l’chiquier du Fourth World ? Au dbut la distinction en gara certain. En fait on se rendit vite compte que Supertown relevait de New Genesis. L o Apokolips est un monde totalement industrialis qui dvore ses ressources naturelles, New Genesis est une plante laisse intacte. Les New Gods habitent dans une ville volante qui flotte quelques centaines de mtres au dessus du sol. Il n’est pas rare que des histoires donnent l’impression que New Genesis est aussi le nom de la ville flottante mais elle a pour nom Supertown. Ou en tout cas une partie de cette ville, telle que surnomme par les jeunes, est identifie de cette manire.

Les Young Gods de SupertownQuand aux Young Gods, c’est une terminologie gnrique que Jack Kirby applique la gnration « adolescente » des New Gods (je mets des guillemets parce que l’ge ne s’appliquant pas eux de la mme manire, il n’est pas certains que, malgr leur immaturit, ils ne soient pas vieux de quelques sicles). Les membres de Forever People semblent faire partie de cette gnration globale des Young Gods (encore que des scnaristes plus tardifs prfreront l’ide que les Forever People ne sont pas vritablement des New/Young Gods mais des ressortissants de la Terre qui ont t « adopts » au fil du temps. Cette dfinition est cependant peu reconnue). Plus largement les Young Gods dont non seulement les « jeunes New Gods » mais aussi, bien souvent, une transposition du mouvement hippie, les personnages faisant preuve d’une certaine forme de rvolte culturelle.

Dans New Gods #5, Jack Kirby le dmontre en crant Fastbak, un personnage que nous dcouvrons en train de voler dans le ciel, poursuivi par des Monitors (on comprendra qu’il s’agit pour Supertown de l’quivalent de policier de la route). Portant des casques ails, les Monitors font lointainement penser au dieu Thor tel que Kirby le reprsentait chez Marvel mais l’ide est sans doute plutt d’voquer le dieu Mercure. Les Monitors volent toute vitesse, comme une police arienne. Mais on remarque d’emble qu’ils sont incapables de rattraper Fastbak. En effet on nous explique qu’en dehors de Lightray (un des personnages principaux de New Gods et le plus proche ami d’Orion), Fastbak est le plus rapide des habitants de New Genesis.

Au sol, d’autres New Gods observent la scne : « Le temps du chaos est venu ! Fastbak est dans le ciel ! Il teste encore de nouveaux principes pour rgler ses aro-pads ! ». Une autre passante se lamente : « La croissance est plus une preuve pour les anciens que pour les jeunes ! » (Comprenez par l que Fastbak est difficile tenir et que les habitants en ont jusque-l de subir ses frasques). Fastbak est donc l’quivalent d’un chauffard arien. Si ce n’est que l’attirail qui lui permet de se dplacer tient plus d’une armure partielle que d’une voiture ou d’un avion. Les « chaussures qui permettent de voler » sont un concept assez rgulier dans le Fourth World, le matre de l’vasion Mister Miracle utilisant assez rgulirement des disques qu’il colle sous ses semelles et qui lui servent de vritables « raquettes ariennes ». Les chaussures de Fastbak sont visiblement similaires mais portent la chose un autre niveau. L o Mister Miracle marche dans les airs, Fastbak est une vritable fuse. C’est ce que ne manquent pas de remarquer les Monitors, non seulement moins rapides mais moins agiles (ils n’arrivent pas tourner aussi bien que le Young Gods qu’ils poursuivent).

Une meute de Young GodsJack Kirby a une image assez prcise de la jeunesse, dj prsente dans ses Boy Commandos, la Newsboy Legion ou mme Johnny Storm. A savoir qu’il y a toujours un type fort en gueule, imptueux, qui remet en cause la hirarchie tablie et qui ne rechigne pas devant un peu de vitesse, au mpris des rgles de scurit. Ici il l’explique en toutes lettres, dans son commentaire : « Ce jeu est aussi vieux que le Temps !!! La Jeunesse et la Flamboyance se frottent la srnit apport par la structure ! ». On notera que l’ordre tabli est trait de serein, ce qui fait que bien que Kirby reprsente la jeunesse et sa remise en cause de l’autorit on sent qu’in fine c’est bien vers cette dernire que vont les choses. Mais Fastbak n’est pas le seul mener la vie dure aux Monitors de Supertown. De loin un groupe de jeunes dieux l’observe avec envie : « La haut ! C’est le Fastbak Show ! ». Un autre personnage s’crie « Il a besoin d’aide… pour lui montrer comment on court ! ». Une jeune femme reprend « Je peux non seulement le rattraper… mais le laisser loin derrire ! ». Bientt le ciel est empli de Young Gods anonymes qui ont chacun leur moyen de locomotion. Certains utilisent des mini-vaisseaux tandis qu’au centre un personnage muni d’paulettes et d’un chapeau s’active sur une sorte d’harnais assez similaire celui utilis par Orion pour se dplacer dans les airs. En fait ce quoi on assiste est la version arienne des courses de voitures. Mais la concurrence est loin d’impressionner Fastbak. Perch sur le poing d’une statue gante, il se moque de ceux qui se sont lancs dans une course contre lui : « Voyez ! Le vol maladroit des pitres canards ! Vos couacs m’amusent ! ».

Que... la Force soit avec lui ???Effectivement les nouveaux venus n’ont pas l’air d’arriver rattraper Fastbak mais la pause qu’il a marqu sur le point de la statue a permis aux Monitors de l’approcher par l’arrire. Il passe deux doigts d’tre captur par surprise. Mais il s’envole en un instant : « Ceci demande une manuvre clair ! ». Comme si on n’avait pas compris qu’on tait devant le « Flash » des New Gods. En deux mouvements Fastbak a chapp ses poursuivants et acclre encore. Mais il est soudain arrt par un lment invisible… la Force ! Quand on parle des rapprochements faire entre les New Gods et Star Wars il n’est pas rare qu’on cite la Source (l’lment mystrieux auprs duquel Izaya prends ses ordres et plus largement la base de la religion des New Gods). Mais bien y regarder la Source, apparaissant le plus souvent sur un mur blanc parcouru par des flammes, a plus des airs du Monolithe de 2001 Odysse de l’Espace. On voque aussi parfois l’Astro-Force (l’lment mal dfini qu’Orion manipule, en particulier pour ses dplacements) ou l’Anti-Vie (« Anti-Life ») qui serait alors un quivalent du « ct obscur » de la Force auquel les Chevaliers Jedi et les Siths font rfrences dans la Guerre des Etoiles. En gnral on oublie que ds 1971 Jack Kirby faisait dj utilisation de ce nom et de cette notion de « Force ». Dans un premier temps on peut se demander ce qu’il en est. Avec le recul le lecteur de DC Comics pourrait avoir la tentation de rapprocher la Force de cet pisode avec la « Speed Force » (la « Force Vloce ») introduite plus tard dans les aventures de Flash et qui serait la base des pouvoirs de tous les personnages rapides de DC. Mais l, la Force de Kirby est d’un autre ordre. Elle est dcrite comme « Invisible mais puissante ! Elle draine l’nergie des aro-pads de Fastbak et le force se poser ! ». Fastbak, de son ct, se lamente : « Non ! Pas encore ! Ceci arrive chaque fois que j’arrive ma vitesse de pointe ! ». Alors la Force rencontr par Fastbak serait une sorte de mur invisible, de ralentisseur qui interviendrait dans Supertown quand quelqu’un dpasse la vitesse requise (concept qui l’entrainerait du coup bien loin de la Force connue par les fans de Star Wars) ? Non. Mais il va nous falloir encore quelques cases pour le savoir…

Priv de sa vitesse et de sa capacit de voler, Fastbak atterrit sur une sorte de toboggan, rcupr par un groupe de New Gods qui l’attendait et qui a visiblement l’habitude de ce genre de circonstances. Un peu la manire de l’quipe technique pendant une course de formule 1, on lui retire alors son attirail pour mieux lui confier d’autres accessoires, parmi lesquels un livre de chants. Un des assistants le prvient : « Tu ferais mieux de faire de ton mieux, Fastbak ! Le Highfather est ton auditoire aujourd’hui ! ». Fastbak se lamente ! Mais je n’ai pas rpt ! Je travaillais sur mes aro-pads ! ». Une autre assistante le rassure « Ne t’inquites pas ! Nous ne le dirons pas ! ». Et bientt Fastbak se retrouve chanter pour le leader spirituel de New Genesis. Car, comme on nous l’explique : « Fastbak est afflig par une ingurissable voix d’une grande beaut… et curieusement ses activits rebelles se terminent temps pour lui permettre de se produire devant le Highfather ». On remarque le soin qui est apport dcrire la belle voix de Fastbak comme s’il s’agissait d’une maldiction. Ca l’est sans doute pour lui puisque, oblig de chanter, c’est autant de temps qu’il ne peut pas consacrer sa vritable passion, la vitesse !

Izaya, chevalier Jedi avant l'heure ?Reste ce curieux hasard apparent, cette Force qui le ramne son devoir. Mais le commentaire de Kirby poursuit… « Ou bien est-ce le Wonder-Staff (le « Bton-Merveille ») du Highfather qui poursuit Fastbak ? Car n’est-il pas dit que rien n’est plus rapide que la « force » invisible qu’il invoque ? ». Et Izaya clture l’histoire en constatant que Fastbak chante merveilleusement mais qu’on dtecte quelques passages ngligs et qu’il a besoin de les travailler encore. Autrement dit la conclusion de l’histoire est deux niveaux. D’abord la chose qui freine Fastbak dans l’exercice de son sport favori est dirige par la volont mme du Highfather, comme une sorte de « private joke ». Ensuite Izaya, en apparence le plus vieux des New Gods, est sans doute celui qui (tout en tant visiblement beaucoup bas sur Charlton Heston dans le rle de Mose) s’approche le plus, par anticipation, d’un Obi-Wan Kenobi. Et voil qu’on nous explique, ds 1979, que le vieux Izaya manipule aussi… la Force, une sorte d’lment assez fort pour arrter Fastbak en plein vol et l’amener se poser ! Les deux Forces, celle des comics et celle du cinma, ont donc des effets particulirement similaires, plus encore que les rapprochements qu’on serait tent de voir entre la Source des mmes New Gods et la Force employe dans le film de Lucas…

Et pour ce qui est de Fastbak ? Il apparat proportionnellement tard dans les pisodes de New Gods par Kirby, la srie n’ayant pas rencontr son public. L’auteur semblait d’ailleurs lui accorder un statut secondaire, le confinant une autre backup (dans New Gods #8) o il s’agit cette fois de faire la course contre le Black Racer (l’esprit de la mort chez les New Gods). On ne sait pas trop ce que Jack Kirby aurait fait de ce personnage sur le long terme, si la srie New Gods avait perdur. Sans doute que le personnage aurait t quand mme handicap par la concurrence de Lightray, personnage capable de se dplacer la vitesse de la lumire et plus en vue dans l’histoire. Ce qui distingue les deux « Nouveaux Dieux », c’est leur personnalit. Lightray et Fastbak sont deux visages de l’archtype mercurien. Mais Lightray est Orion ce que le fidle Balder est Thor. Il est certes rapide (et la scne de prsentation de Fastbak ne laisse pas de place au doute : Lightray est le plus rapide des deux). Mais il l’est sans y penser, sans s’y complaire. De la mme manire que quelqu’un peut respire sans effort conscient. Fastbak est peut-tre moins rapide mais il est imptueux, se dfini par sa vitesse avant tout. C’est un personnage que Kirby va peu avoir l’occasion d’utiliser. D’ailleurs d’une manire gnrale DC Comics va peu s’y intresser dans les diverses incarnations plus tardives des New Gods. Ironiquement celui mettra le plus l’accent sur Fastbak ne le fera pas dans une srie directement lie au Fourth World. En 1999 James Robinson fera de Fastbak un personnage secondaire dans une saga de son Starman (#57-60), o le hros principal s’aventure dans l’espace (avec l’aide de ce champion de la vitesse, vous l’aurez compris). Kurt Busiek l’a galement utilis dans Superman #663 (2007), dans un pisode o les Young Gods viennent semer le chaos Metropolis.

Il y a d’autres Young Gods, ceux-l chez Marvel, qui sont apparus en 1972 sous la plume de Gerry Conway et de John Buscema dans les pages de Thor. Il est difficile de ne pas faire un rapprochement, sachant que Thor tait la srie de Kirby par excellence avant qu’il s’en aille chez DC, que Kirby y avait faire rfrence une jeune race de dieux qui finirait par remplacer les Asgardiens et qu’inversement, dans les New Gods, le mme Kirby faisait de grosses allusions pour faire comprendre qu’Apokolips et New Genesis taient construites partir des ruines de l’Asgard de Marvel. Cerise sur le gteau, on sait, comme je le disais en introduction, que certains des New Gods sont des survivances de concepts que Kirby a d’abord propos Marvel. En 1971 Kirby (entretenant une certaine rancune envers son ancien employeur) et Marvel (supportant mal qu’on ose lui prfrer la concurrence) se livraient une guerre d’allusions et de pieds-de-nez dans des circonstances dont nous reparlerons sans doute une ou deux autres fois. Il est difficile de penser que l’apparition de « Young Gods » dans les pages du Thor de Conway/Buscema n’ait pas t pense pour singer Kirby.

Mais Kirby lui-mme n’en avait pas termin avec l’archtype reprsent par Fastbak et aurait l’occasion de le rutiliser au moins deux fois pour des personnages trs voisins. D’abord il y aurait, aprs son retour chez Marvel, le lancement des Eternals au sein desquels on trouverait Makkari, variante du dieu Mercure (« Mercury« ) et donc les attributs et la personnalit doivent beaucoup Fastbak. Comme ce dernier, Makkari ne se contente pas d’tre super-rapide. Il est aussi passionn par tout vhicule rapide et passe une partie de son temps en concevoir. La seule diffrence est que Makkari n’est pas spcialement port sur la chanson et qu’aucune « Force » ne vient le soustraire son passe-temps favori. On trouve un autre personnage « Fastbakien » [1] dans la Secret City Saga (un ensemble de titres que Kirby a cr en 1993 chez Topps Comics) nomm cette fois Bombast. Le rapport avec la vitesse est plus diffus mais Bombast, plutt port vers les fuses et les explosifs, partage une grande partie de la personnalit de Fastbak. Bombast, comme les autres personnages de la Secret City Saga, a refait surface dernirement, reboot par Kurt Busiek dans le cadre de la srie Kirby Genesis. DC a donc un « Flash divin » (peut-tre que la comparaison serait d’ailleurs plus pertinente avec Impulse/Kid Flash) mais ne l’a pas utilis (ou si peu).

[Xavier Fournier] [1] Jack Kirby a bien entendu gnr dautres personnages la fois rapides et divins tout au long de sa carrire, dans la droite ligne dHurricane/Mercury dans les annes 40 mais ils relvent plutt du dieu rapide responsable (disons quils se rapprochent plus de Lightray) mme si dans une certaine mesure chez Marvel on pu les fusionner par la suite et rvler , aprs le dpart de Kirby, que Makkari, Hurricane et Mercury ne faisaient quun. Ce qui ntait pas lintention de leur crateur.