C’est à nouveau le branle-bas de combat pour les Spider-Men et Spider-Women ! Miles Morales est projeté dans le Multiverse par une mystérieuse entité nommée Spider-Zéro. Sauf qu’en théorie la toile mystique qui permettait cela n’existe plus. Jed MacKay expose la nouvelle donne et les règles du jeu, dans une série qui lorgne sur Spider-Man: Into The Spider-Verse et pourtant s’en émancipe assez vite.

Spider-Verse #1Spider-Verse #1 (Marvel Comics)
Scénario de Jed MacKay
Dessin de Juan Frigeri, Stacey Lee, Arthur Adams, James Harren, Dike Ruan, Sheldon Vella.
Parution aux USA le mercredi 2 octobre 2019

Très certainement motivé par le succès critique de Spider-Man: Into The Spider-Verse mais aussi, d’une manière générale, des Spider-Events, Marvel lance donc ce titre qui voit Miles, en vedette principale, reprendre le boulot comme défenseur des réalités alternatives. Le jeu étant qu’au début le jeune héros dérive entre les réalités, ce qui permet à quelques dessinateurs guest-stars de prêter main forte à ce numéro. On retiendra un monde inventé par Arthur Adams (même si ce ne sont que deux pages, l’artiste est assez rare pour que cela soit noté. A la dérive, donc, Miles se paie un passage en revue de quelques spider-personnes connues, déjà rencontrées lors des crossovers façon Spider-Geddon. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce passage est bref. Il est en un sens le minimum syndical pour justifier quelques couvertures variantes. Il s’avère que Spider-Verse n’est pas une reprise des Web-Warriors (ca, c’était plutôt la came de Peter Parker) mais quelques nouveaux personnages prenant la relève. Donc, à ce stade en tout cas, exit les Spider-Ham ou Spider-Gwen. Ce qui laisse un peu perplexe car on voit mal comment Miles pourrait être jugé plus « neuf » que Gwen par Spider-Zero. Et même sur un plan logique, c’est se couper de nombreux alliés possibles.

« Because we’re the new generation! »

Ce premier numéro joue la mise en place. On nous explique la mission, la problématique, tandis que Miles encontre un(e) allié(e) qui va le guider pour la suite. Mais a vrai dire le seul intérêt est la vision des nouveaux mondes, avec une mention particulière pour l’univers des monstres et celui qui parodie Mad Max, avec quelques guest-stars venus d’autres recoins de Marvel. Mais à vrai dire on se dit que Jed MacKay se coupe d’une ressource en évitant quelques têtes connues. Ceux/celles qui vont vouloir prendre la série en pensant retrouver une partie du casting du film animé vont tomber de haut, surtout que les couvertures entretiennent l’illusion. Reste le zapping des mondes et la possibilité de découvrir de nouvelles têtes, d’accord. Mais on voit bien d’un groupe de pages à l’autre que c’est très aléatoire et que tout repose sur le talent du dessinateur, plus ou moins inspiré selon les cas. A noter que le numéro se termine par une galerie de « Spidersonas » et qu’on y trouve, entres autres, le dessin du français Antonio Demico. Tout çà est souvent sympathique mais pour l’instant l’histoire principale peine à convaincre. C’est un peu « Miles et les inconnus ». Espérons que les numéros suivants redressons un peu le tir car pour l’instant, sans être déshonorant, c’est « peu mieux faire ».

[Xavier Fournier]