Il n’est pas franchement question de ce met d’origine mexicain, quoique d’une petite fille en vadrouille bien décidé à étancher sa faim grâce audit met. En chemin, elle cède sans se méfier, une petite mèche de ses cheveux à une vieille dame qui lui propose en échange un gros œuf. La petite fille accepte le deal et ignore alors que l’œuf contient un gros monstre gentil. Elle le baptise immédiatement Chimichanga (après leur rencontre plutôt comique) et alors que l’œuf éclot en chemin vers le cirque. Devant les capacités hors du commun et la docilité de la bête, la maligne sait détenir la clé pour sauver le vieux cirque. Pourtant chaque chose à un prix, et la mèche de cheveux de la petite fille est utilisée à des fins crapuleuses par des individus qui ne reculent devant rien. La petite fille est enlevée par les sinistres individus qui comptent bien utiliser tout le potentiel capillaire de la fillette pour s’enrichir.
L’ensemble du récit se déroule dans un monde assez étrange qui rappelle de beaucoup celui de The Goon. L’univers de Powell est peuplé de personnages plutôt inquiétant dont la plupart sont rugueux et pas franchement bien intentionnés. La petite fille téméraire, débrouillarde, presque intrépide dont l’apparence pourrait laisser penser qu’elle est fragile, est loin de s’en laisser compter. Elle se trouve tout de même confrontée à la cruauté des adultes mais heureusement pour elle, son protecteur Chimi’ ne la laisse pas tomber. Il y a d’une planche à l’autre une alternance entre tendresse drôlerie et
Une histoire tendre qui s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux grands. Elle montre la cruauté et la cupidité de certains individus et comporte en effet une critique sociale assez sévère qui nous interroge en filigrane sur le devenir de l’homme quand le business et le profit prennent le pas sur toutes autres considérations. Celle-ci est fort bien amenée et fait bien écho à une actualité assez récurrente autour du lobbying pharmaceutique. En même temps, le ton n’est jamais grave, l’objet laisse à sourire et on apprécie d’autant plus la légèreté de l’ensemble.
[Anne-Sophie Peyret]
Chimichanga, par Eric Powell (scénario et dessin), Delcourt, février 2013, 96 p.
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