Jeu Vidéo : S.O.S Fantômes[FRENCH] S.O.S Fantômes (Ghostbusters en VO) est une licence qui n’a pas pris une ride. Le premier film date de 1984 et pourtant toutes les générations fredonnent en cœur son générique. On pouvait craindre qu’une nouvelle extension de l’univers en jeu vidéo était un peu risqué, et aurait pu s’avérer décevant, il n’en est rien. Avec un casting trois étoiles, un scénario captivant et effrayant et des graphismes de très bonnes qualités, cet expérience vidéo-ludique ne laisse pas indifférente.

« Ne jamais croiser les effluves »

1991, les « casseurs de fantômes » sont toujours en activité. Après avoir vaincu Gozer et Vigo, nos héros sont en mal d’aventures. Mais New York est bien connue pour attirer les revenants et l’exposition dédiée à Gozer n’arrange rien. Illysa, spécialiste des arts anciens, doit demander de l’aide aux chasseurs de fantômes. Tout ce petit monde se retrouve au centre d’un conflit inter-dimensionnelle. Ils vont devoir devoir s’armer de tout leur équipement et affronter de nouveaux, et d’anciens, ennemis.

Ghostbusters

Une équipe de choc

Le jeu n’est pas une simple adaptation des longs-métrages. Le scénario original a été écrit par Dan Aykroyd et Harold Ramis, les deux scénaristes des films (et également les interprètes de Ray Stantz et Egon Spengler). Vous incarnez une nouvelle recrue, sans nom, qui passe des essais pour intégrer S.O.S. Fantômes. En tant que « bizu », vous aurez la tâche de tester le nouveau matériel et de l’améliorer au fil du jeu. Tous les héros répondent présents également. Les acteurs ont prêté leur voix à leur double numérique. Une petite nouvelle intègre l’univers des revenants : Alyssa Milano, qui double Ilyssa, la nouvelle proie de Peter Venkeman (Bill Murray). À noter que dans la version française, seul le doubleur de Bill Murray est absent.

Ambiance nostalgique

25 ans plus tard, la sauce prend encore. On a plaisir à retrouver les personnages. Les scénaristes ont été assez malins pour nous faire revivre certaines cultes, comme l’attaque du Bibendum Chamallow, la capture de Bouffe-Tout dans l’hôtel de luxe, les retrouvailles avec la bibliothécaire… Le reste de l’histoire est aussi intéressante. Au fil du jeu, on en apprend plus sur Gozer, le vilain du premier film. Les dialogues sont à la hauteur de l’histoire et on attend avec impatience chaque cinématique, entre les phases de gameplay.

Faîtes chauffer les packs à protons

Le gameplay, justement, est simple mais fonctionne très bien. Au début, vous ne pourrez que capturer les fantômes et les enfermer dans les pièges. Le coup de main est un peu complexe, mais une fois qu’on a compris, on capture ces petits monstres en deux coups de cuillères à pot. Au fur et à mesure, votre équipement s’étoffe et vous pourrez projeter du slime (comme dans S.O.S Fantômes 2), utiliser un rayon pétrifiant et plein d’autres gadgets. Le spectrométre s’avère fort utilise pour rechercher des indices ou capter les résidus d’ectoplasmes. Quand vous l’utilisez, vous basculez en mode 1e personne et vous portez les fameuses lunettes à vision nocturne. Lorsque que les aiguilles de l’appareil monte, votre tension augmente également et on se prend à sursauter parfois.

Ghostbusters

Ce nouvel opus de la saga s’avère très bon. Il plaira aux fans comme aux néophytes. Il permettra de relancer l’intérêt pour cette franchise. Par ailleurs, durant les séances de doublages, l’idée d’un troisième film, réunissant à nouveau le casting original (à l’exception de Sigourney Weaver) a germée. Le projet a été mis en chantier et devrait sortir, nous dit-on, en 2012.

[Pierre Bisson]