Avant-Première VO : Review X-Men: Kingbreaker #4[FRENCH] Alors que l’intérêt de Gabriel Summers avait fondu (de manière graduelle mais comme neige au soleil) depuis Deadly Genesis, il faut bien constater que Kingbreaker aura vu une certaine remontée par rapport au maussade « Emperor Vulcan ». Tout n’est pas parfait mais cet ultime épisode a l’avantage de brasser le rapport de force et de laisser des deux camps marqués…

X-Men: Kingbreaker #4 [Marvel] Scénario de Christ Yost
Dessins de Dustin Weaver & Paco Diaz
Sortie américaine le mercredi 18/03/09

X-Men: Kingbreaker #4Débutons donc par les deux principaux problèmes de ce quatrième épisode, qui n’ont rien à voir avec le scénario ou le dessins mais résident dans une curieuse désynchronisation éditoriale. D’abord, allez (savoir pourquoi ?) il y a désormais deux « semaines spécialisées » dans le planning type mensuel de Marvel. Il y a une semaine où plusieurs titres « Avengers » se téléscopent. Ici on est dans le deuxième cas, quand c’est l’avalanche de séries mutants. Wolverine Origins, Young X-Men, Uncanny X-Men, Legacy, X-Factor, X-Force… toutes sortent le même mercredi et on rajoute en prime X-Men: Kingbreaker. Certes ça permet aux fans de mutants de tout prendre d’un coup mais ceux qui aiment préférent étaler leurs dépenses sont un peu pris de cours. Ensuite, Kingbreaker #4 sort dont aujourd’hui et est à suivre dans War Of Kings #1 qui est sorti… il y a quinze jours. Avouez que les retombées éventuelles sentent un peu le refroidi quand on a vu deux semaines auparavant qui est toujours dans la course ou qui ne l’est pas…
Passé ce problème pour lequel les auteurs ne semblent pas être en cause il n’en reste pas moins que Kingbreaker aura été plus agréable à lire que les projets qui sont jusqu’ici parus sur Vulcan et les Starjammers tels que menés par Havok. D’abord ces derniers ont repris un peu du poil de la bête dans cette mini et ont arrêté de prendre coup sur coup, montrant une capacité à rétorquer (ce qui est quand même mieux pour le suspens vous en conviendrez). Ensuite Vulcan a été un peu moins omnipotent qu’auparavant (et ça aussi, pour la tension dramatique, ça aide). Enfin dans les deux camps certains personnages ne finissent pas la série dans l’état où ils l’avaient commencé. Je dois dire que ce qui arrive à Rachel (non non, elle n’est pas morte) m’a étonné vu l’intervention soudaine… En tout cas l’incident semble lourd de sens concernant un autre personnage. Je ne dirais pas que Kingbreaker est la réussite du siècle mais clairement on revient de loin et Christ Yost a fait son possible pour rendre supportable le space-opera des 2/3 des frères Summers. Bon maintenant il ne reste plus qu’à voir ce que War of Kings fera de tout ça.

[Xavier Fournier]