[FRENCH] Peter David continue son entreprise de déconstruction d’X-Factor. A chaque nouveau numéro, un membre de l’équipe est profondément secoué. Et cette fois, pas de doute, la cible est clairement indiquée sur la couverture. Mais enfin qu’est-ce qui pourrait faire que Theresa, alias Banshee, quitte le groupe en l’espace de quelques pages ?

X-Factor #244 [Marvel Comics] Scénario de Peter David
Dessins de Leonard Kirk
Sorti aux USA le mercredi 19 septembre 2012

Ces temps-ci on regarde les membres d’X-Factor tomber comme des mouches. Ou peut-être plutôt comme un jeu de cartes ou des dominos. Non pas que le scénariste Peter David soit en perte de vitesse. Bien au contraire il est en train de nous montrer que personne n’est protégé des retombées. Pas même certaines « figures historiques » de la série. Parce que secouer l’univers de Lorna Dane/Polaris la dernière fois était sympathique. Mais enfin elle est revenue dans le groupe depuis peu de temps. Theresa Rourke, par contre, c’est une autre paire de manches. Pour arriver à ses fins, David s’y prend de manière indirecte. Alors que l’épisode commence il faut gérer la crise de folie de Polaris et Theresa va prendre les choses en mains. Mais est-ce que pour autant elle va garder la maîtrise de la situation ?

Il y a deux lectures parallèles possibles de l’épisode. La première, qui correspond sans doute à l’intention de l’auteur, est de placer Banshee dans une situation impossible, où il faudra faire le moins mauvais choix. Et ca marche assez tant qu’on est plongé dans la lecture. Dès qu’on en sort, cependant, il faut bien dire que quelques autres options s’offraient aux personnages et que la décision importante parait un peu vite prise. Par ailleurs, mais ça c’est une question de goût personnel, je n’aime pas trop quand les mutants partent dans le trip mystique. En général ca nous donne des choses comme Magik et la dimension de Limbo, un « machin » que les scénaristes savent rarement gérer sur la longueur. La seconde partie de l’épisode m’inspire donc thématiquement de la méfiance. Mais il faut bien dire que Peter David sait y faire. D’autant que Leonard Kirk est dans une forme éclatante. X-Force continue de réinventer ou de se « désinventer » sous nos yeux. C’est bien vu et captivant…

[Xavier Fournier]