Avant-Première VO: Review Witchblade #144

[FRENCH] Pour marquer le quinzième anniversaire de Witchblade, Ron Marz laisse en plan Artifacs (le long crossover en cours chez Top Cow) pour revenir à l’angle humain et retracer la carrière de l’héroïne a travers le regard de quelqu’un qui est depuis longtemps absent de la série. Un secret est révèlé (sans doute pas à la bonne personne) et cette retrospective risque bien de jouer un rôle dans l’avenir de la Witchblade.

Witchblade #144 [Top Cow]
Scénario de Ron Marz, Filip Sablik
Dessins de Stjepan Sejic, John Tyler Christopher
Sorti aux USA le mercredi 18 mai 2011

On pourrait aussi bien titrer ce numéro « pour ceux qui auraient manqué le début » tant il s’agit de retracer les premières années d’existence de Sara Pezzini, vues à travers le regard d’un de ses collègues. Mais que peuvent bien savoir les policiers qui travaillent dans le même commissariat de la double vie de Miss Pezz ? C’est bien là que le bât blesse car certains veulent sans doute en savoir plus qu’elle est prête à en dire. Ce retour en arrière est efficace pour ceux qui auraient un peu perdue de vue la trajectoire du personnage et/ou de la série et dans le même temps il ne s’agit pas que d’une redite… il y a un élément qui change la donne et va donner du fil à retordre à Sara dans les mois qui viennent. Par contre je pense qu’un tel épisode aurait été plus à sa place il y a quelques mois, au moment où Top Cow se lançait dans Artifacts (et où logiquement on peut leur souhaiter que quelques curieux se soient intéressés aux poncifs de cet univers).

Suit une deuxième histoire, signée Filip Sablik, qui s’intéresse plutôt au compagnon de Sara, Patrick Gleason mais elle n’est pas si énergique qu’on pourrait l’espérer. Peut-être que pour faire un meilleur pendant avec le propos « policier » du premier récit il faudrait plutôt quelque chose qui explore la facette mystique. Peut-être aussi que c’était l’occasion pour essayer d’autres choses au niveau graphiste (et d’ailleurs au passage la couverture variante de Jean-Sebastien Rossbach donne sacrément envie de voir une histoire illustrée façon JSR). N’empêche que 144 épisodes sans reboot ou renumérotation, elles ne sont pas nombreuses les héroïnes à pouvoir se targuer d’une telle longévité ces deux dernières décennies (Wonder Woman ou les Birds of Prey ayant été obligées de redémarrer…). Chapeau bas, donc, à ce bastion de féminité dans une industrie des comics par ailleurs très macho…

[Xavier Fournier]

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