Dessins de Nick Dragotta
Sortie aux USA le 6 juillet 2011
Depuis au moins un siècle la Teen Brigade (ou diverses incarnations d’un groupe nommé la Teen Brigade) s’emploie à soutenir les exploits de héros de premier plan. Celle de Rick Jones dans les premiers épisodes des Avengers n’était qu’une version parmi tant d’autre. Et la Teen Brigade actuelle est bien décidé à prendre une part plus active dans les événements. Quitte à croiser le chemin de personnages comme Magneto. Le seigneur du magnétisme contre un héros inconnu, vous vous dites que l’issue est jouée d’avance ? Pas certain… Dans le contexte actuel des comics, alors que les valeurs sures ont perdu environ 20 à 25% de leurs ventes ces derniers mois, l’idée de publier une série consacrée essentiellement à des personnages de troisième zone ainsi qu’à des héros inédits peut sembler suicidaire. Et ça l’est. D’un autre côté, on peut louer la volonté de Casey et de Marvel de ne pas vouloir s’en tenir à des récits commmerciaux sur les Avengers ou les X-Men (encore que, bien sûr, la présence de « baddies » comme Magneto a valeur de tête d’affiche). Mais à certains égards cette Teen Brigade m’évoque un peu la série la plus récente des New Warriors (post Civil War), avec au moins deux membres en commun… A noter également que j’ai connu les graphismes de Nick Dragotta autrement mieux inspirés…
Le projet aurait aussi bien pu s’appeller Fear Itself: Teen Brigade mais le voici publié sous le titre beaucoup plus vague de Vengeance. Peut-être, après tout, parce que si la nouvelle Teen Brigade tient une bonne place, elle n’est pas la seule équipe mentionnée. On aperçoit aussi les Last Defenders que Casey avait réorganisé après Civil War, l’impression donnée étant que le groupe a continué d’opérer « hors panel » pendant tout ce temps, même si She-Hulk ne l’a guère mentionné. Et c’est d’ailleurs un des problèmes du scénario : la volonté affichée, assumée, de Joe Casey de réunir tous les éléments qu’il a pu semer au fil des ans, alors que d’autres scénaristes les ont royalement ignorés dans le même temps. Difficile de croire que She-Hulk aurait pu continuer de faire partie des Defenders pendant toutes ces années en « oubliant » d’en parler. A l’inverse l’utilisation de personnages secondaires comme la chanteuse Sugar Kane tient presque de l’obsession monomaniaque. Dans le brassement de personnages et l’introduction rapide de concepts, il y a quelque chose dans l’ambition de Vengeance qui n’est pas sans m’évoquer les Seven Soldiers de Morrison. En termes d’ambition tout au moins. Pour ce qui est de la réalisation, on ne joue quand même pas dans la même cour. Et la capacité qu’à Casey à ne pas tenir compte de ce que les autres ont pu faire (ou ne pas faire) de ses personnages me laisse à penser que la réciproque s’appliquera s’en doute. A ne s’intéresser qu’au seul Caseyverse à l’intérieur de Marvel, il semble douteux que beaucoup d’auteurs prennent sur eux d’explorer les retombées. De quoi imaginer que Vengeance aura aussi peu d’effet que Last Defenders (à moins que Casey soit sur le point de passer un grand coup de balai sur ses propres créations dans les prochains épisodes).
[Xavier Fournier]
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