Avant-Première VO : Review Uncanny X-Men #507[FRENCH] Les histoires respectives de Colossus et de l’embryon d’équipe de Beast et Angel arrivent chacune a une forme de conclusion ou tout au moins à la fin d’une étape. L’arc de Matt Fraction est finalement assez inégal puisque dans certains cas il fait des boucles et ramène le ou les personnages dans un état précédemment connu. A l’opposé quelques pistes sont captivantes et se nourrissent de façon oblique des événements d’autres « séries X ». Du bon et du moins bon, donc, mais sous le trait toujours agréable de Terry Dodson.

Uncanny X-Men #507
Scénario de Matt Fraction
Dessin  de Terry Dodson
Sortie aux USA le mercredi 18 mars 2009

Uncanny X-Men #507Personne ne pouvait décemment croire que le petit groupe assemblé par Hank McCoy finirait écrasé par le pseudo-Godzilla entrevu à la fin du précédent épisode. Et je ne tenterais donc pas de vous faire croire que la vie des héros concernés est vraiment menacée. Non, la surprise vient plutôt de la manière dont Fraction organise le « sauvetage », à travers une scène qui est logique si on lit d’autres séries mutantes du moment… mais qui est surprenante pour certains des personnages qui découvrent, du coup, qu’ils ne sont sans doute pas au courant de tous les secrets de leurs co-équipiers. J’ai apprécié de rapprochement avec les événements d’un autre titre Marvel, qui encourage à la cohésion de l’univers X (encore qu’il me semblait que ce « secret » était un peu éventé depuis Secret Invasion : X-Men mais bon…). D’autant que quelques pages plus tard l’épisode fait aussi le lien avec les retombées du récent numéro Annual d’Uncanny…

Non, par contre l’intrigue qui tombe de plusieurs étages en termes d’intérêt, c’est celle liée à Colossus et à son ancienne connaissance russe. D’une part la partie combat ne me semble mal réglé (on avait laissé Peter et Emma à l’intérieur à la fin de l’épisode précédent, on les retrouve en train de se battre dehors, de soulever une voiture… puis à nouveau à l’intérieur). D’autre part cette histoire avait l’avantage de montrer un Colossus un tantinet plus déterminé et maître de lui qu’à l’habitude, capable d’infiltrer un gang sans avoir besoin d’être guidé par Scott ou quelqu’un d’autre. Le voici rendu au portrait connu, ressassé même, du russe sentimental en train de pleurer sa douce. Tandis que le segment du groupe de The Beast a (peut-être, on verra à l’usure) constitué un nouvel élément de l’organisation X, on peut se demander ce que nous aura apporté l’histoire liée à Colossus.

L’effet est de plus amplifié par la scène finale, qui ne concerne aucun des deux storylines mentionnés mais un autre personnage lui aussi bien connu… Qui revient à un état également classique. Ce qui fait qu’au final le gang de The Beast est un peu le seul élément original et fort qui se dégage. Reste qu’aux commandes graphiques, Dodson donne un résultat impeccable et donne à l’ensemble une lisibilité plaisante, même dans les quelques moments où le scénario ronronne en terre connue.

[Xavier Fournier]