Avant-Première VO : Review Ultimate X-Men #100[FRENCH] Normalement, un 100ème épisode est ce qu’on qualifie de numéro-anniversaire. Mais là, on baisse le rideau chez les Ultimate X-Men et clairement ça sent la fin, avec sans doute une volonté éditoriale d’aller jusqu’au #100 « histoire de dire que… ». Le résultat manque d’épice… et se comprend avec difficulté si vous avez décidé de faire l’impasse sur Ultimatum.

Ultimate X-Men #100 [Marvel] Scénario d’Aron E. Coleite
Dessin de Mark Brooks
Sortie aux USA le mercredi 18 mars 2009

Ultimate X-Men #100En marge des événements d’Ultimatum, les X-Men version Ultimate pensent leurs plaies et comptent leurs morts. Voilà. En une phrase je vous ai pratiquement spoilé le contenu d’un épisode qui n’existe pas de façon autonome et ne se comprend pas si vous n’avez pas décidé de suivre Ultimatum. Comprenons-nous bien : A mon humble avis l’écrasante majorité des fans du label Ultimate vont se coltiner Ultimatum et d’une certaine manière on pourrait s’étonner de mon reproche. Oui bien sûr, à priori le lecteur concerné se tape Ultimatum de toute façon alors où est le problème ? Sans doute dans le fait que le récit n’a pas de vie propre. Ultimate X-Men #100, dernier numéro de la série (avec un Ultimate X-Men: Requiem qui reste à paraître) se lit donc du coup plus comme une sorte de « back-up » collée au derrière d’Ultimatum. Il n’y pas de panache et finalement pas grand-chose de spectaculaire dans ce numéro. Ceux qui espéraient une sorte de sentiment de conclusion de la série en seront de leur argent. Que les personnages soient laminés par le gros crossover du moment, c’est logique. C’est même souhaitable. Que la finalité (au propre comme au figuré) de la série Ultimate X-Men soit torpillée pour ne devenir qu’un simple supplément à la necessité très discutable, c’est autre chose. Surtout pour 3.99 $.

Resterait alors peut-être pour sauver les meubles le dessin. Il se trouve que j’aime bien Mark Brooks. Mais voilà. Il y a deux Mark Brooks, celui à qui on laisse le temps de travailler. Et l’autre qui fait ce qu’il peut pour sauver les meubles dans le maigre délai qu’on lui donne. Et à vue de nez c’est plus ce deuxième style qui intervient, avec un encrage et une mise en couleurs qui ne font rien pour améliorer les choses. Bref, voici un résultat très dispensable, pas foncièrement mauvais mais juste morne, qui fait qu’Ultimate X-Men s’éteint sans bouquet final.

[Xavier Fournier]