Dessin de David Marquez
Parution aux USA le mercredi 15 mai 2013
Brian Bendis décide de marquer le coup et de nous proposer un bond dans le temps. Oh, aucune visite d’un univers alternatif au programme. Au contraire le scénariste profite de la narration et de la chronologie des comics pour montrer que le héros, un an plus tard, accuse toujours le coup. On devrait dire ex-héros d’ailleurs puisque cela fait une année que Miles a raccroché son costume. Ce genre d’effet a déjà été vu dans d’autres séries (y compris sur le Spider-Man classique, qui cessait d’être un héros masqué avant la reprise par John Byrne) mais ce qui fonctionne bien ici c’est la dimension personnelle. Quand Peter Parker fait mine d’abandonner son rôle, la portée n’est pas la même car on sait que l’ombre de l’oncle Ben le poussera un jour ou l’autre à reprendre le costume. Là, le mécanisme est autre car c’est la perte d’un être cher qui pousse Miles à laisser tomber. Le mécanisme est donc totalement inversé (intéressant d’ailleurs de voir comment le rôle du père converge vers celui de Tante May qui se proccupe tout le temps de savoir ce que va manger son neveu).
Bon, là-dessus, soyons clairs : Personne (parmi les lecteurs) ne pense que Miles va vraiment se tenir à l’écart pour toujours. Et même dans la série il y a certains personnages qui voudraient influer sur la décision. Ou tout au moins remonter le moral à Miles. A échéance de quelques épisodes il est évident qu’il va reprendre du service. Mais pour l’instant Bendis le place dans une situation très spéciale où du coup cette histoire de bond dans le temps devient une parabole. Il s’agit pour Miles/Spider-Man de grandir, à plus d’un titre. Ce qui fait qu’il y a quand même autre chose qu’un simple « je ne suis plus super-héros mais revenez le trimestre prochain », avec un vrai intérêt pour le caractère de Miles.
[Xavier Fournier]
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