[FRENCH] 2029 : Selon un air connu les machines ont pris le pouvoir et les Terminators, aux ordres de Skynet, pourchassent les dernières bandes de la résistance humaine. Kyle Reese n’a pas encore remonté dans le temps pour rencontrer une certaine Sarah Connor (tout se passe dans le futur mais avant Terminator 1) et si son destin semble tout tracé pour qui connaît la saga, quelques surprises pointent le bout de leur nez…

Terminator 2029 #2 [Dark Horse] Scénario de Zack Whedon
Dessin de Andy Macdonald
Sortie aux USA le mercredi 28 avril 2010

Les dérivés de Terminator sont connus pour privilégier la notion de face à face entre quelques humains et un ou plusieurs robots lancés à leurs trousses. Cette fois, dans Terminator 2029, la notion de survivance post-apocalyptique est mise en avant. C’est à dire que l’histoire de Zack Whedon privilégie les relations entre les humains et qu’on voit les Terminators de moins près. En un sens ces derniers tiennent du coup un peu le rôle que les zombies dans Walking Dead. Et justement les diverses bandes d’humains ne sont pas sans rappeler Rick et ses amis dans les pages de WD. Les humains étant obligés de comporter comme des rats, tomber sur une autre faction n’est pas forcément une bénédiction. Enfin comprenons-nous : pour les personnages ça n’a rien de drôle mais pour le lecteur, au contraire, Whedon sait appuyer sur les bons ressorts. On pourrait croire qu’avec un personnage bien délimité comme Reese la notion de suspens est limitée ? Et bien non ! Le scénariste sait mener sa barque et maintenir l’intérêt.

Le dessinateur Andy Macdonald n’est pas en reste. Son style acéré évoque par endroits les travaux d’Alex Maleev tandis qu’à d’autres moments, dans certains traits, j’ai cru reconnaître une pointe de Walt Simonson. Quand en plus le tout est livré sous de belles couvertures de Massimo Carnevale, la série s’impose d’emblée comme un prolongement bien agréable de la saga cinématographique. Juste avant d’ouvrir ce Terminator 2029 #2, je me faisais la réflexion que les dérivés comics de Terminator avaient souvent été bien sages et conventionnels en ce qui concerne les paradoxes temporels. Et d’un coup, avec sa fin d’épisode, Zack Whedon retourne justement (ou en tout cas semble retourner) la donne dans ce genre de direction avec un twist que je n’avais pas vu venir. On a parfois vu des choses nettement moins inspirées concernant les T800 et leurs adversaires (par exemple la série TV). Ici c’est parfaitement « reader-friendly » si besoin est, tout en épousant parfaitement la logique et la chronologie de l’univers concerné. J’en redemande !

[Xavier Fournier]