[FRENCH] Pendant des décénnies la Terre a été le foyer d’accueil de Benjamin, héritier d’un empire tyrannique. Du coup une coalition d’extra-terrestres a décidé de ne pas faire dans la dentelle et de détruire toute la planète, histoire d’être certain qu’il ne lui restera aucun allié potentiel. Pour le héros, c’est le moment de fuir ou de combattre. Et puisque héros il est, vous n’aurez pas trop de mal à anticiper sa réaction…

Starborn #10 [Boom!] Scénario de Chris Roberson
Dessins de Matteo Scalera
Parution aux USA le mercredi 14 septembre 2011

Les barrières qui séparent les trois titres de Stan Lee chez Boom se sont abaissées ces derniers temps, laissant le loisir aux principaux héros d’apparaître dans les aventures de leurs collègues. pour preuve cet épisode qui, mettant en scène une crise mondiale, permet de faire apparaître par endroits Soldier Zero et le Traveller. Mais ces apparitions restent anecdotiques puisque le centre des événements « globaux » reste le protagoniste principal, incapable de convaincre le reste de l’univers que, non, il ne compte pas fonder à nouveau l’empire intergalactique de son père. Au grand déplaisir de ses deux alliés/gardes du corps qui, eux, aimeraient retrouver les jours glorieux de l’Empire ou, en tout cas, un Prince un peu moins lavette. N’empêche que leur plan implique de le convaincre de quitter la Terre en attendant des jours meilleurs, quitte à laisser l’humanité se débrouiller avec les assaillants. Vu qu’on reste largement dans le contexte du super-héroïsme, la réponse est bien entendu de rester et de se battre…

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais Starborn, en termes d’histoire, se rapproche singulièrement non seulement des origines classiques de Superman (à ceci près qu’ici l’équivalent des Kryptoniens ne sont pas des anges) mais aussi et surtout d’un « I Am Number Four ». Cette dernière référence ne serait pas forcément un compliment envers le comic-book de Boom s’il n’y avait pas la petite touche d’humour et de second degré de Chris Roberson pour faire la différence. A la différence de Soldier Zero et de Traveller, Starborn est plus une sorte de « team book » qui ne dirait pas son nom, le héros étant obligé de discuter en permanence son point de vue avec ses lieutenants qui, selon les cas, peuvent jouer le rôle de bonne ou de mauvaise conscience. Philosophiquement, cela ne prétend pas réinventer la roue mais on reconnaîtra à la série de garder son cap, d’autant que Matteo Scalera livre un travail solide aux dessins (peut-être vaudrait-il mieux, par contre, se garder de faire des doubles pages ou des splashes bourrées de vaisseaux pour occuper l’espace (au propre comme au figuré). Starborn continue cependant d’être le titre le plus nerveux de la gamme de Stan Lee et peut-être celui des trois qui pourrait le plus permettre une extension de la mythologie (vu, par exemple, que les séries existentes sont consacrées exclusivement à des hommes, peut-être qu’un spin-off consacré à Tara se justifierait).

[Xavier Fournier]