Dessin de Will Sliney
Parution aux USA le mercredi 1er octobre 2014
Voici un épisode de Spider-Man 2099 qui me laisse sur ma faim puisqu’il se limite essentiellement à être la conclusion de celui qui a précédé. Le problème n’est pas l’histoire en différentes parties mais bien que cet épisode a le goût de « voilà ce qu’on n’avait pas la place de mettre la dernière fois ». Donc beaucoup de castagne et finalement assez peu l’humour acerbe qui caractérise cette version de Spider-Man. Cependant, tout n’est pas inutile. Le combat nous souligne que Miguel n’est pas totalement seul, à la différence de son homologue du présent. Il aussi son intelligence artificielle qui lui sert de soutien logistique, permettant une manière différente de régler les choses.
Will Sliney continue des choses intéressantes en matière de narration, peut-être moins en encrage mais, dans tous les cas, souffre à nouveau d’une mise en couleurs qui ne fonctionne pas bien avec son dessin. Les ambiances sont étouffées, uniformes. La lumière est la même, comme si le soleil ou l’intensité de la lumière étaient restés bloqués sur une seule ambiance. Ce qui est un peu le problème de ce numéro qui, sans être mauvais, n’est pas à la hauteur des récits « multicouches », à différents niveaux, auxquels Peter David nous a habitué. Enfin, il y a bien un moment d’épiphanie de Tibérius, mais ça reste faible pour contrebalancer le reste de l’épisode. Assez vite lu par rapport à d’autres numéros de la même série.
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