[FRENCH] Savage Dragon est toujours en mode « conquérant » mais ses actions récentes (en particulier le fait de pratiquement tuer le Daredevil originel le mois dernier) provoquent quelques réactions. D’un côté certains vieux collègues de « DD » ont des envies de vengeance mais de l’autre de vieilles connaissances de Dragon brûlent d’envie de se mêler des événements…

Savage Dragon #162 [Image Comics] Scénario de: Erik Larsen
Dessins de: Erik Larsen
Sorti aux USA le mercredi 14 juillet 2010

Non, Daredevil n’est pas mort mais il est pour le moins mal en point. On se presse à son chevet pour parler de vengeance ou même d’amour et d’autres héros du Golden Age meurent d’envie de faire payer à Kurr/Savage Dragon ses méfaits. D’une part les derniers mois de la série avaient donné la part belle à Daredevil en « héros secondaire » et on pouvait croire que les autres héros anciens ramenés il y a environ un an n’avaient été en gros qu’un « effet collatéral » de l’explication nécessaire au retour de DD. L’apparition de persos comme Captain Battle montre au contraire qu’Erik Larsen compte bien s’en servir pour repeupler un peu la supporting cast du titre et qu’il y a, là aussi, un plan sur le long terme (en parallèle de la disparition de quelques personnages secondaires liés à Dragon depuis des lustres). Ce n’est cependant pas le centre d’intérêt du numéro, qui s’intéresse plutôt à tout un ensemble de réactions face à l’offensive de Kurr. On ne voit plus tellement les événements par les yeux des enfants de Dragon mais par des persos plus éloignés de lui (comme Overlord qui, ironiquement, ressent de la culpabilité pour le rôle qu’il a joué dans les événements).

Je ne crois pas que le changement de personnalité de Savage Dragon soit définitif. Il y a dans cet épisode un premier signe que ses souvenirs ne sont pas totalement effacés. Mais son stade actuel, sanguinaire, n’a sans doute pas fini de faire des ravages alors que dans le même temps Erik Larsen n’oublie pas pour autant de placer d’autres intrigues (comme celle du « bébé »). A un moment il faudra bien que Dragon paie pour tout ça et on se dit que, lorsqu’il reviendra à lui, l’addition risque d’être salée. Une perspective noire ? Oui, sans doute, mais dans le même temps Erik Larsen n’oublie pas non plus l’humour (l’intervention du Deadly Duo justifie à elle seule la lecture de ce numéro). Une bonne pioche, encore une fois, même si je pense que l’arc gagnera sans doute à être lu d’un seul tenant…

[Xavier Fournier]