Avant-Première VO : Review Punisher: Frank Castle #68[FRENCH] Mauvaises nouvelles pour Frank Castle ! Tout d’abord, il est coincé à Philadelphia. Et, comme si ça ne suffisait pas, on lui a inoculé une maladie assez violente, qui lui laisse six heures à vivre. Pour obtenir l’antidote, il lui faudrait tuer une cible désignée, mais le Punisher se refuse à trahir ses principes, et préfère passer ses six dernières heures à dessouder du gangster local. Et, de fil en aiguille, ses coups d’éclat se font moins aléatoires, révélant ce qui commence à ressembler à un bon scénario, sous le baroud d’honneur.

[Marvel] Punisher: Frank Castle #68
Scénario de Duane Swierczinski
Dessins de Michel Lacombe
Sortie américaine le mercredi 11/03/09

Review Punisher: Frank Castle #68Pour être honnête, les premières pages de l’épisode ne sont pas des plus encourageantes. La réalisation est propre, certes, mais j’avais un peu peur de voir le story-arc se réduire à une répétition du dernier numéro : Frank tue des gens, les gens ne sont pas contents, reviennent se venger avec plus de flingues, mais Frank a le plus gros calibre, etc., etc. Heureusement, Duane Swierczinski connaît son métier ! Bien vite, la tuerie gratuite fait place à une enquête autrement plus intéressante, et l’épisode se paye le luxe de finir sur une révélation intéressante qui donne un vrai piment à la chose et suscite une certaine impatience quand au quatrième épisode de l’arc. Effectivement, au hasard des tueries, Frank a irrité les mauvaises personnes, mais il a aussi récupéré un téléphone sur un cadavre. Deux éléments que le scénariste utilise pour bâtir une véritable histoire, nous présenter un peu mieux les protagonistes et casser enfin le rythme un peu monotone que les choses semblaient prendre.

Cela dit, l’ensemble est encourageant mais loin d’être parfait. La progression de l’intrigue est parfois un brin confuse – même s’il y a de grandes chances que le TPB atténue cela. En effet, il y a un certain nombre de protagonistes, et il est parfois un peu compliqué de s’y retrouver. Michel Lacombe, pour sa part, s’en sort honorablement dans les scènes d’action, et un peu moins dans les séquences d’enquête. Il n’est pas aidé par Val Staples, son coloriste, qui a choisi de traiter totalement différemment les deux parties de l’histoire. Ainsi, des aplats harmonieux habillent élégamment les scènes de gunfight, tandis que des effets « peinture » viennent figer un peu davantage des pages qui n’en avaient guère besoin… Mais l’ensemble reste très correct, et le cliffhanger est suffisamment fort pour me donner envie d’y revenir…

[Antoine Maurel]