[FRENCH] Le chaos magique étant derrière eux, les New Avengers peuvent enfin se poser un peu et se demander consciemment qui fait partie ou pas de l’équipe, quels sont les liens avec l’organisation globale de Steve Rogers et, en fin de compte, quel sera leur quotidien maintenant qu’ils ont intégré la Avengers Mansion… Un numéro plus axé « famille »…

New Avengers #7 [Marvel Comics] Scénario de Brian Michael Bendis
Dessins de Stuart Immonen
Sortie aux USA le mercredi 8 décembre 2010

Après six épisodes pour se débarrasser d’un sorcier suprême, Bendis ouvre ce numéro en réglant le sort de Doctor Strange au sein de la série, avec une scène de « sharing » et une démonstration de camaraderie assez peu commune dans les comics Marvel où, en général, on privilégie plus un certain cynisme (et du coup là, ça fait tout drôle de voir Wolverine la jouer social). New Avengers #7 ne comporte pas de scène d’action… même pas de moment où les héros s’entraînent. Loin de la suite sans sens de sortilèges qui avait marqué le premier arc, ce numéro (re)construit réellement le groupe en donnant aux membres un sentiment d’appartenance (même si le vieux coup du héros qui ne peut être rémunéré parce qu’il a un masque commence à dater).

Stephen Strange, Victoria Hand mais aussi le recrutement de la nounou de Danielle Cage occupent une bonne partie de l’épisode, avec un défilé de guest-stars piochés dans les méandres de l’univers Marvel. S’il fallait en croire ce numéro (et pas l’arc qui a précédé) New Avengers serait donc l’équipe « légère » du bouquet, celle qui privilégie le sentiment et pas les gros effets spéciaux. Encore qu’il faut bien voir que dans Avengers #7, justement, on voit aussi les autres Vengeurs « socialiser » avec le Protector. Après avoir ouvert les vannes du côté « blockbuster bourré de super-pouvoirs », Bendis semble orienter ses deux séries principales vers un sentiment beaucoup plus vivant. Du coup c’est beaucoup plus agréable à la lecture, même si on n’évite pas certains poncifs des dialogues/headshots du scénariste. Mais c’est plutôt une bonne surprise…

[Xavier Fournier]