Avant-Première VO: Review Mighty Avengers #5[FRENCH] Quand vous essayez de monter une nouvelle faction des Avengers et que vous le Superior Spider-Man dans les rangs, attendez-vous à du chaos. Car sans Captain America, Thor ou Iron Man pour le tenir Otto Octavius est bien décidé à régner en maître sur le groupe, convaincu les autres membres sont ses inférieurs. Des étincelles en perspective…

Mighty Avengers #5Mighty Avengers #5 [Marvel Comics] Scénario d’Al Ewing
Dessin de Greg Land
Parution aux USA le mercredi 22 janvier 2014

Quand il est devenu « Spider-Man à la place de Spider-Man », Otto a du se faire une raison. Il est devenu un Avenger par défaut, obligé de conserver la place dans la hiérarchie dont son adversaire se contentait. Mais lui a de l’ambition. Et il voit dans la création d’une nouvelle section des Avengers une opportunité : avoir son propre groupe de Vengeurs qui suivront aveuglément ses ordres. En un sens le Superior Spider-Man vu par Ewing me fait un peu penser au Guy Gardner du début de la Justice League International, quand celui-ci ne doutait pas un instant qu’il deviendrait le chef. En fait Ewing joue très bien sur les réactions logiques du personnage (je m’étonne même que dans l’année écoulée Marvel n’ai pas pensé à nous pondre une petite mini « Superior Avengers » sur le même angle) pour donner quelque chose qui est une véritable aventure super-héroïque sans se défaire d’une certaine forme d’humour.

D’ailleurs à bien y regarder, c’est un peu le fil rouge de cette série naissante. Non, on ne rigole pas façon JLI mais tout est raconté de manière à la fois plaisante et sérieuse. On a déjà croisé un démon, ici c’est un complot infernal que le nouveau Ronin s’escrime a empêcher mais tout ça est géré de façon à ne pas être anxiogène. Il y a du suspens mais pas de cynisme et les auteurs restent très proches des réactions propres aux personnages (avec cette fois-ci une Jessica Cage qui monte au créneau mais aussi l’arrivée d’un nouveau membre). L’angle n’est donc pas forcément « cosmique » (même si on a commencé sur fond d’Infinity) mais bien une dimension humaine. Al Ewing continue de faire des choses étonnantes sur ce titre et même Greg Land se montre plus inspiré qu’il a pu l’être ces dernières années.

[Xavier Fournier]