[FRENCH] Une histoire de lames de métal indestructible et de « pouvoir de guérison » qui pourtant ne singe pas Wolverine. Malignant Man s’intéresse au sort d’un personnage qui se croyait atteint d’un cancer mais découvre qu’il est habité par un symbiote extra-terrestre. Cette fois, des détails d’une origine possible filtrent (encore qu’on sent bien qu’il ne faut pas les prendre pour argent comptant) et on découvre mieux les pouvoirs du parasite…

Malignant Man #2 [Boom!] Scénario de James Wan, Michael Alan Nelson
Dessins de Pitor Kowalski
Sorti aux USA le mercredi 18 mai 2011

Alan avait le cancer. Alan s’est pris trois balles et a eu le crâne ouvert avant qu’on lui aggrafe le scalp. Mais tout va mieux puisque ce qu’il prenait pour une tumeur est en fait une créature d’origine extra-terrestre qui le guérit de tous les maux. En prime, Alan est devenu télépathe et possède quelques pouvoirs associés, tandis qu’une jolie blonde l’aide à fuir d’étranges agents équipés de « griffes » de métal. Ce qui est intéressant c’est qu’avec le format « minisérie », les deux scénaristes ne nous laissent pas languir et nous donnent du grain à moudre, avec beaucoup d’éléments liés à la nature des pouvoirs du héros ou encore à son origine. Encore que là dessus on sent bien que ses alliés ne lui ont pas tout dit tandis que ses adversaires ont l’air d’en savoir beaucoup. Il y a visiblement des renversements à venir dans les épisodes restants. On appréciera cependant le côté « tactique », presque taciturne, que l’histoire utilise pour montrer les pouvoirs du symbiote (par exemple l’usage bien particulier d’une batte de baseball). Tout ca distingue la série et le héros, permet de l’éloigner tant que possible du « modèle » de Wolverine.

James Wan et Michael Alan Nelson brassent des éléments connus (la conspiration, le symbiote, les méchants « men in black »…) pour les redistribuer sous une forme assez intéressante, au moins sur le plan du scénario. Là où les choses sont moins agréables c’est au niveau des couleurs, assurées par Jordie Bellaire, qui font tout simplement « amateur » dans les premières pages et handicapent plus le dessin qu’elles ne le réhaussent. Malignant Man est intéressant en termes d’histoire et possède un ton très « cinématographique », mais il est dommage que les visuels ne soient pas à la hauteur.

[Xavier Fournier]