Dessins de Jim Lee, Ivan Reis, David Finch
Sorti aux USA le mercredi 29 août 2012
On peut dire qu’en un an la série Justice League aura botté en touche, avec un Darkseid envoyé ailleurs en vitesse par la magie d’un Boom Tube (autant dire un « deus ex machina) et ce Graves dont on voyait venir, gros comme un camion, la façon dont il serait battu. Le « pire », en un sens, c’est que Geoff Johns a créé un personnage qui a raison d’une certaine manière et qui en veut aux héros pour ne pas être au top (on comprendra au fur et à mesure qu’ils ne se sont jamais totalement investis dans l’équipe). Malgré ce préambule intéressant, ca rame donc un peu. En tout cas jusqu’au moment où on en arrive à la conclusion. Ou bien d’ailleurs aux conclusions puisqu’il y a une fin à tiroirs. Johns force ses personnages à prendre conscience de ce que doit être la Justice League. D’une certaine manière il finalise leur cycle d’origine. Alors d’une certaine manière on serait tenté de dire que les Leaguers ne sont quand même pas très éveillés s’il leur a fallu 5 ans pour comprendre ça. Mais la scène est bien tournée et le fait qu’un des héros accepte de porter le blâme est assez bien vu. D’une certaine manière l’équipe et ses membres en sortent grandis mais pas sans payer un certain prix, l’alliance commençant à s’effriter. Quelques bons points aussi à Johns pour savoir évoquer plein de choses par des petits bouts de phrases. L’allusion à la nouvelle origine de Diana (avec un Steve sauvé d’une menace bien particulière par le passé), la mention du père de Barry Allen, l’évocation de Barbara Minera, la réaction de Steve aux évènements…
Et puis il y a bien sûr la scène qui justifie la couverture et, au delà de l’image, la relation qu’elle décrit. Et il faut bien dire que vu le côté plus solitaire des deux personnages dans le nouvel univers de DC, la chose devient beaucoup plus naturelle. Mais elle prend aussi un écho fort différent si on a lu d’abord Justice League International Annual #1, avec l’allusion à des retombées assez terribles. Retombées sur lesquelles, d’ailleurs, Geoff Johns ne manque pas de rebondir pour nous montrer un aperçu de l’année à venir. La fin de numéro a vraiment des aspects de fin de saison télévisée. Et si on doit comparer Justice League à un feuilleton, disons que la saison 2011-2012 qui s’achève cette semaine était quand même assez « molle » mais que les diverses situations promises intriguent forcément. Il semble bien que Geoff Johns soit décidé à « secouer les choses » dans les mois qui viennent. L’aperçu nous montre bien sûr Shazam (qu’on retrouvera le mois prochain dans le « 0 ») mais aussi des retombées étonnantes pour Aquaman. Cet épisode nous promet des choses qui bougent. Et puis il y a bien sûr l’aperçu de la nouvelle Justice League of America. Espérons que les futurs adversaires seront un peu plus à la hauteur que le dénommé Graves…
[Xavier Fournier]
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