Dessins de Javier Garron
Parution aux USA le mercredi 27 mai 2015
Dans les séries issues de Battleworld, un certain nombre de secteurs concernent des « what if ? », des réalités où le cours de l’histoire n’a pas été le même. En l’occurrence, nous retrouvons donc les X-Men de l’époque d’Inferno. Encore que du temps a passé et que Dennis Hopeless ne joue pas trop sur la nostalgie du crossover en lui-même (il faut dire que ce n’est sans doute pas le crossover mutant le plus populaire). Le vrai moteur de cette minisérie est de mettre Colossus dans une position délicate et enragée, une sorte de capitaine Ahab à la poursuite de sa baleine blanche. Colossus n’est pas assez utilisé (et en tout cas pas à sa juste valeur) dans les comics modernes et le placer au centre de la problématique est donc bienvenu. D’autant qu’il est face à un choix cornélien. On lui accorde une fois par an une tentative pour sauver sa sœur. Mais les précédents essais n’ont pas été des succès. Colossus sacrifie bien plus que ce qu’il veut sauver…
Cette série est intéressante mais je crois qu’elle perd quelques points en floutant un peu la règle du jeu sur laquelle ce secteur est construit. D’abord, si les démons ont gagné, ne devraient-ils pas être les dirigeants de cette version de New York, avec une Goblyn Queen en baronne ? Comment et pourquoi est-ce un autre ? Il y a quelques spécificités qui passent à la trappe (dans le crossover initial, même les bouches d’égout devenaient animées, comme si New York était envahie par des toons maléfiques). Il y avait aussi une histoire d’enfants surpuissants (dont Franklin Richards) enlevés dont je serai curieux de voir comment ils ont grandi, quitte à revisiter Inferno. Je me pose aussi la question de l’existence des Limbes dans le contexte de Battleworld. Est-ce qu’en théorie ce ne serait pas le moyen idéal pour s’évader de ce monde ? Curieux, aussi, que Colossus s’élance dans sa cinquième tentative avec aussi peu de préparation et de stratégie. Malgré ces à-côtés, l’intrigue est prenante et Javier Garron, sans spécialement chercher un effet rétro, nous donne des planches assez détaillées et cohérentes. Dans une réalité alternative où finalement Marvel n’est pas tenue de sauver le personnage, tout peut arriver. Cela rend les choses plus intéressantes.
[Xavier Fournier]
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