[FRENCH] Max Damage n’en finit pas de s’excuser et cherche à se racheter. Mais quand il est confronté à une femme qu’il a lui même tourmenté par le passé, l’exercice est plutôt délicat. Qui plus est quand cette dernière est convaincue que tout est de sa faute. Incorruptible continue de s’intégrer de plus en plus dans les événements d’Irredeemable, sans oublier quelques rebondissements nécessaires à l’élan de la série.

Incorruptible #11 [Boom !] Scénario : Mark Waid
Dessin : Marcio Takara
Sortie aux USA le mercredi 27 octobre 2010

Même si la série est encore relativement récente, on reconnaîtra à Max Damage un trait de caractère : s’entourer de jeunes femmes au caractère plutôt fort (de qui est étonnant car dans Irredeemable les filles sont plutôt effacées ou pleureuses). Après deux sidekicks diamétralement opposés, le criminel repenti s’est donné pour mission de sauver l’ex-girlfriend du Plutonian. Sauf que cette dernière s’en veut à mort de la catastrophe globale que le monde traverse et les fidèles de la série Irredeemable se souviendront sans doute ce à quoi la scène fait référence. La majeure partie de l’action se déroule sur un tronçon dévasté d’autoroute et on pourrait croire, en un sens, que les choses progressent peu. Mais Mark Waid remet 100 balles dans la machine quand il trouve le moyen de remettre la pression sur Damage, sans doute plus encore que depuis le début de la série.

Incorruptible semble s’orienter de plus en plus dans un contexte post-apocalyptique, nous montrant plus les ravages subis par la société (là où Irredeemable reste principalement dans le contexte d’une histoire de super-héros). Ce n’est pas Mad Max mais en un sens on s’approche d’un conte sur le « survivalisme », avec la civilisation qui tombe en ruine au fur et à mesure des épisodes. Là dedans, Max et ses diverses alliées forment un casting intéressant (encore qu’on apprécierait sans doute un graphisme un tantinet plus noir). Mark Waid continue son maillage d’un univers cohérent et scénaristiquement la qualité est soutenue. Les dessins sous plutôt inégaux mais l’ensemble tient la route…

[Xavier Fournier]