Dessin d’Alex Maleev
Parution aux USA le mercredi 3 Décembre 2014
L’univers d’Hellboy se décompose en un ensemble de branches très intéressantes par elles-mêmes, que l’on parle du Hellboy « vieux », désormais passé dans l’au-delà, d’un B.P.R.D. obligé d’exister en son absence ou de choses plus éloignées comme Witchfinder ou Lobster Johnson. Pourtant, les directions prises ces dernières années laissent un vide pour ceux qui s’intéressaient à la formule de base du concept, c’est-à-dire Hellboy en enquêteur du surnaturel. Hellboy And The B.P.R.D. est plus qu’une fusion nouvelle de deux pistes (le « garçon démon » et le service secret qui l’a employé le plus clair de son existence) mais surtout un retour vers une forme de « virginité » de cet univers. Ce n’est pas simplement une enquête passée du gros costaud en rouge mais une exploration de ses premières années, quand Hellboy n’était encore « personne » et qu’il avait tout à prouver à ses co-équipiers. Moralité, en 1952, Hellboy a la taille d’un adulte mais n’a que huit ans de vie. Inversement les agents du B.P.R.D. ne sautent pas vraiment de joie quand ils apprennent qu’ils emmènent avec eux, pour sa première mission, cette créature en rouge.
ce ne sont pas à proprement parler les « origines » d’Hellboy mais cette minisérie en a le goût, puisqu’elle s’intéresse aux événements qui ont suivi la découverte du bébé démoniaque dans les ruines et à son acclimatation parmi les hommes. Il y a cependant une forme d’expérience et de savoir qui ne s’estompe pas : celle des auteurs. En lisant (et relisant) Hellboy And The B.P.R.D., je me suis pris à penser à ces projets récents (comme Operation S.I.N. chez Marvel, par exemple, mais cela existe aussi chez DC) qui s’occupent d’injecter rétroactivement des organisations secrètes dans le passé pour expliquer comment la Terre a été défendue en secret. Et il n’y a pas photo : l’effet rétro qui convient sans pour autant sous-estimer la complexité des personnages, c’est bien ici qu’on la trouve plus qu’ailleurs. À noter également que le choix de Maleev pour cette série est judicieux. Placé à mi-chemin entre sa production habituelle et le périmètre de Mignola, il nous donne quelque chose qui a les ombres, les ténèbres propres à Hellboy, qui défend un feeling vintage tout en affichant une modernité qui ne trahit pas l’ensemble. Hellboy And The B.P.R.D., c’est Hellboy « canal historique » mais sans tomber dans les travers de la redite ou du déjà vu. Un projet essentiel pour ceux qui aiment HB !
[Xavier Fournier]
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