Avant-Première VO : Review Eternals #7[FRENCH] Après les événements du mois dernier, les Eternals sont cruellement confrontés à l’idée de leur propre mortalité. Non seulement ils ont perdu l’un(e) des leurs mais la solution qui jusqu’ici garantissait leur régénérescence n’existe plus. Désormais quand un Eternel meurt, il ne revient pas. Mais si les Eternals d’Olympia concentrent leurs efforts pour régler ce problème, un autre a décidé d’agir autrement. Lui, il parle de vengeance. Mais serait-il le seul à se dresser contre Druig ?

Eternals #7 [Marvel] Scénario de Charles & Daniel Knauf
Dessin d’Eric Nguyen
Sortie aux USA mercredi prochain (7 janvier 2009)

Eternals #7Le mois dernier l’un des Eternals s’est sacrifié pour qu’un autre puisse vivre. En soi, ce n’était pas une tragédie. Il aurait suffit d’utiliser la machine à ressusciter que leur ont confié les Celestials pour faire revenir celui/celle qui a donné sa vie. Problème : rendu fou, Gilgamesh a détruit l’engin. Désormais tout Eternal qui décède reste consigné dans un étrange « Au-delà ». On s’en doute, ca ne fait pas trop l’affaire des Eternals d’Olympia, habitués depuis des millénaires à la promesse d’une vie sans cesse renouvelée. Toutes leurs forces vives (c’est le cas de le dire) cherchent donc l’impossible réparation de la machine.

Enfin presque toutes car un des héros, lui, a un autre objectif. En découdre. Faire payer à qui de droit la débâcle des derniers épisodes. Problème : comment faire quand les bons s’accrochent à un accord de trêve que les méchants d’en face, eux, ne respectent pas ? Réponse : utiliser une troisième voie… La mentalité du personnage est en un sens très « kirbyenne » puisqu’elle me fait un peu penser au comportement qu’on aurait pu associer en d’autres temps à l’Orion des New Gods. Et ce n’est pas inintéressant car le travers de toutes ces races avancées (Eternals, New Gods, Inhumans, Young Gods…) qu’on trouve dans les comics c’est que bien souvent, pour qu’elles n’éclipsent pas le sens du quotidien, les scénaristes les maintiennent dans une philosophie étrangement contemplative. Elles sont surpuissantes mais restent dans leur coin, le plus souvent planquées dans une montagne, à attendre que le camp du mal pense à nouveau les attaquer. Souvent, au mieux elles sont défensives. L’idée d’une contre-attaque menée avec rage sort donc des habitudes et ce n’est pas plus mal. Mais un seul Eternal peut-il réussir là où tout son peuple a échoué ? S’il a un ou deux as dans sa manche, il a ses chances…

Pour autant que le scénario de Charles & Daniel Knauf soit captivant, il reste deux lacunes (ou tout au moins aspects qui n’ont pas été explorés). Si ce sont les Célestes qui détiennent le secret de ces machines, pourquoi ne pas carrément demander à celui qui veille sur la Terre en ce moment ? Et dans le même ordre d’idées, si les Olympians sont ravagés par la perte de leur machine alors d’une part pourquoi Druig n’a pas l’air plus affecté que ça ? Et comment faisait-il avant puisqu’en définitive, s’il n’y a qu’une machine, elle était détenue par le camp adverse ? A moins qu’il y ait plus d’une machine ? Rien n’est dit en ce sens mais ce sont des pistes que j’aimerais voir développées dans les mois à venir…

Ce numéro d’Eternals est le premier à être dessiné par Eric Nguyen, après six numéros de bons et loyaux services par Daniel Acuna. Le changement est immédiatement visible. Nguyen n’est tout simplement pas Acuna, ce n’est pas lui faire offense de rappeler cette évidence. On descend donc d’un ou deux crans niveau dessin et pourtant, même si le résultat est moins convaincant, je suis près à laisser sa chance à Nguyen. Il lui manque peut-être juste un encreur qui pourrait donner un peu de contraste à ses traits et ses formes. Pour l’heure le tandem de scénaristes continue de rendre la série captivante, en l’intégrant d’une heureuse manière avec le reste de l’univers Marvel…

[Xavier Fournier]