Dessins de Chris Bachalo
Parution aux USA le mercredi 4 novembre 2015
Avec ce deuxième épisode, le Doctor Strange de Jason Aaron et Chris Bachalo nous montre un peu mieux où il s’installe. C’est à dire à mi-chemin entre le Doctor Strange de Roger Stern et… (c’est plus évident dans ce numéro) les Wolverine & The X-Men du même Jason Aaron. Non pas que la demeure de Stephen Strange déborde de jeunes élèves. Au contraire le casting est assez restreint à ce stade. Mais la structure narrative du scénariste est ici la même : une visite/découverte menée à tambour battant, avec des explications à peine ébauchées concernant des dangers mortels, comme s’ils étaient ordinaires. Aaron adopte ici le même ton que lorsqu’il envoyait une nouvelle élève à la Jean Grey Academy. Une économie dans le détail qui ranime la magie, qui fait qu’on se demande ce qu’il y a derrière les portes où à l’étage du dessus. Jason Aaron avait déjà, dans le premier, ramené le vocabulaire de Strange, c’est à dire ses incantations les plus caractéristiques (Bendis les avait effacées, leur préférant des « nagafagazaza » moins puissantes, Hickman était revenu un peu en arrière mais sans véritablement sentir la chose). Là ? Aaron et Bachalo rendent à Strange son « Tardis », l’expression visuelle de l’étrangeté de son univers. L’endroit à la fois merveilleux, qu’on brûle de découvrir, alors que dans le même temps on tremble de peur de s’y perdre.
« Crimson bands of…? Hello ? »
Comme dans l’épisode précédent, Bachalo s’éclate avec des créatures qui ne sont pas supposées avoir de réalité physiques, qui tiennent plus d’un cartoon mystiques. Et cela colle parfaitement avec le côté surnaturel de la série (et inversement au style de l’artiste qui ne vas pas dans le sens d’une narration linéaire). Je n’avais pas fait le rapprochement l’autre jour en lisant Hercules mais c’est à se demander (sans être totalement convaincu cependant) si la fuite en avant des créatures affrontées par Strange n’est pas liée, d’une façon ou d’une autre, à la résurgence des monstres anciens combattus par Hercules alors qu’eux aussi sont effrayés par quelque chose. Je doute que les deux storylines fusionnent totalement mais les références sont si similaires qu’il y aurait de quoi organiser un petit crossover entre les deux séries.
[Xavier Fournier]
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