Deadpool #5[FRENCH] Deadpool connaît des hauts et des bas. Après avoir aidé à vaincre l’armée Skrull, le mercenaire à la « grande gueule » se retrouve face à une armée de zombies. Envoyé pour récupérer la femme de son client, notre héros perce à jour un trafic de chirurgie esthétique « zombiesque »…

Deadpool #5 [Marvel] Scénario de Daniel Way
Dessin de Carlo Barberi

Sortie américaine le mercredi 17 décembre 2008

Deadpool #5Le retour des zombies tueurs ? En quelque sorte… sauf que cette fois-ci, les zombies sont des femmes. À croire que les zombies pratiquent avant-tout la parthénogenèse thélytoque… Deadpool était venu pour une mission de sauvetage, mais après les événements du dernier numéro, c’est lui qui a besoin d’être sauvé ! Mais rien n’est vraiment impossible pour notre mercenaire. En caleçon et pieds et poings liés, Wade va devoir convaincre les zombies et leur chef, le Docteur Lovosno, qu’il n’est pas l’ennemi. Le maléfique docteur a prévu d’utiliser l’A.D.N. contenu dans la chair de Deadpool pour soigner ses zombies (ce dernier possédant un facteur auto-guérisseur). Tout ne se passe pas comme prévu et les choses vont vite dégénérées… comme à chaque fois !

Daniel Way continue de dynamiter (au sens propre comme au figuré) l’univers Marvel, en utilisant son héros fétiche. Après avoir joué avec les Skrulls (prédominant ces deux dernières années dans toutes les séries Marvel), il s’attaque au « phénomène zombie », parodiant ainsi les divers crossovers Marvel Zombies (vol.1, 2, Ash vs Marvel Zombies). Deadpool est en plus totalement timbré. Il soliloque sur toutes les pages où il apparaît, même si parfois, cela ne veut rien dire (certains encadrés de ce numéro le prouve). Way utilise les flash-backs comme méthode de narration. Pourquoi pas, après tout. Mais la multiplications des « 5 heures avant », « 2 heures après » fait qu’on se mélange les pinceaux après quelques pages.

Cependant, on s’en balance un peu ! Le meilleur dans tout ça, c’est l’incapacité à savoir ce que nous réserve Deadpool page après page. Va-t-il pactiser avec l’ennemi ou tout faire sauter ? On n’est jamais sûr et c’est jouissif. De plus, Carlo Barberi remplace Paco Medina au pied-levé. Et on ne s’en plaindra pas ! Son style est tout aussi « cartoony ». Les demoiselles, bien que des zombies, sont « en pleine forme ».

[Pierre Bisson]